Je lis les posts, je regarde les commentaires, et je ne comprends pas toujours tout!
Je dois être issu d'une autre planète ou mon fonctionnement d'être humain doit paraître bien différent, mais les questions que je me pose au quotidien, c'est avant tout continuer d'être moi-même!
J'ai découvert mon homosexualité très tardivement, après avoir vécu une hétérosexualité sereine et sans autre désirs cachés ou enfouis...
Un jour au fil des pérégrinations de ma vie, dans une ville, à une époque où la société madrilène vibrait au son de la movida, j'ai commencé à avoir quelques rapports homosexuels, sans grande importance au début, plutôt comme une nique au monde des bien-pensants...
Puis j'y ai pris goût , et je suis passé d'une sexualité à l'autre comme on traverse lentement un fleuve à gué, sans tourments, sans craintes me concernant!
Dire que les homos m'ont accueilli à bras ouverts serait mentir, un mec qui vire si soudainement de bord, cela surprend! Et puis me retrouver enfermé dans un ghetto ne me convenait, et ne me convient toujours pas!
Je suis un être libre, trop anar pour être cantonné ou catalogué du fait de ma sexualité!
Je n'ai aucune honte de celui que je suis devenu, mais je n'en tire non plus aucune fierté particulière! Ma seule fierté est d'être moi-même, et d'être reconnu et apprécié en tant que tel par les autres!
Je suis et resterai à jamais Marco, avec ses défauts et ses qualités, ses hauts et ses bas, ses doutes et ses espoirs, mais somme toute, content de grandir jour après jour!
Lorsque je regarde quelqu'un, j'essaie de voir au bout de son coeur plutôt qu'au niveau de ses fesses, qu'elles soient rebondies ou plates! Je tente de regarder l'être humain avec sa force ou ses propres faiblesse, son charisme, son envie de partager!
Je ne suis pas contre la Gay Pride, chacun reste libre de ses choix, de ses convictions, de la façon dont il entend les exprimer! Il m'est arrivé d'y aller, même de m'y amuser avec mes ami(e)s mais j n'ai jamais eu l'impression d'avoir à revendiquer quoique ce soit, car je n'ai pas senti qu'une majorité de personnes présentes le fassent non plus!
Demain, si les droits des homosexuels venaient à être mis en péril, je lutterais contre comme n'importe quel citoyen qui lutte contre toute forme de discrimination, mais en aucun cas, quitte à choquer, du fait de mes orientations sexuelles!
Etant hétéro, j'ai refusé d'être enfermé dans un carcan défini par ma sexualité, étant bi ce fut la même démarche, étant homo, je reste avant tout Marco, et ce n'est pas parce que j'ai changé de sexualité que j'éprouve le besoin de me fonder dans un moule!
Non jamais! Je reste le même, avec des goûts aussi variés que divers, avec une conscience citoyenne affirmée, avec cette envie d'aller vers l'autre quel qu'il soit et d'où qu'il vienne!
Rester moi-même tout simplement, sans ressentir le besoin de repeindre les murs de ma maison des couleurs de l'arc-en-ciel...
C'est en 1994 que l'Europe découvre l'incroyable voix d'Edyta Gorniak, première représentante de la Pologne à l'Eurovision.
Née le 14 novembre 1972 à Ziebice près de Opole, c'est sa grand-mère qui a choisi le prénom Edyta en l'honneur d'Edith Piaf.
A 19 ans, avec le groupe Metro, elle part aux Etats-Unis. Après son retour en Pologne, elle participe à de nombreux spectacles au Théâtre Dramatique ( plus de 600 représentations ) au Studio Buffo etc. En 1993, elle entame une carrière solo. Elle participe au concours Eurovision à Dublin et elle finit deuxième avec la chanson "To nie ja" (ce n'est pas moi). Son premier disque Dotyk arrive peu après, enregistré au Marcus Studio de Londres.
Dotyk marque un tournant dans la carrière d'Edyta, car non seulement, il explose toutes les ventes de disques, mais il met en valeur le talent et la voix d'Edyta, parfois vibrante, à d'autres née d'un soupir.
J'avoue n pouvoir écouter sa version de "Ne me quitte pas" sans une certaine émotion.
J'ai déjà parlé dans un précédent post d'Ana Belén, chanteuse, actrice, réalisatrice et femme très engagée politiquement en Espagne, où elle est une des vedettes les plus adulées du public.
En 1998, elle décide de rendre hommage au grand poète, dramaturge, peintre, pianiste et compositeur espagnol., Federico Garcia Lorca, assassiné e 1938 par les fascistes.
Quand la guerre civile éclata en 1936, il quitta Madrid pour Grenade, même s'il était conscient qu'il allait vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l'oligarchie la plus conservatrice d'Andalousie. ce qui n'était pas sans danger pour lui, républicain mais aussi homosexuel.
Il y fut fusillé par des rebelles anti-républicains et son corps fut jeté dans une fosse commune à Víznar. Le régime de Franco décida l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953 quand Obras completas (très censuré) fut publié. Ce ne fut qu'avec la mort de Franco en 1975 que la vie et le décès de Lorca purent être discutés librement.
Lorquiana se présente sous forme de 2 albums édités au même moment?
Le premier est un recueil de certains de ses poèmes mis en musique par des compositeurs contemporains espagnols, latinos ou internationaux tel Leonard Cohen.
Le second est une adaptation jazz de chansons écrites et composées par Lorca lui-même.
Pari risqué, mais gagné haut la main, par celle qui reste à n'en point douter une de mes muses.
Lounge et Chill Out sont souvent considérés comme des genres mineurs dans le petit monde de la musique électronique!!
Pour certains, c'est juste bon pour être diffusé en grandes surfaces ou pire dans les ascenseurs des parkings...
Pourtant lorsque ces musiques se conjuguent avec les sons du trip hop, elles prennent très vite une autre dimension.
On pourrait presque s'y méprendre tellement l'illusion est parfaite. Eh non ! Il ne s'agit pas du douzième volume Café del Mar mais plutôt d'un Afterlife, c'est vrai que l'on retrouve souvent sur ce type de compilations!
Avec ce premier opus "Simplicity two thousand", DJ Steve Miller applique les bonnes vieilles recettes du style à travers 22 compositions très chill, lounge.
Cette atmosphère, aujourd'hui parfois trop familière, arrive néanmoins à nous surprendre, et ce, des les premières secondes où la voix de Cathy Battistessa, grande habituée de ce type d'exercice, nous plonge dans cette atmosphère magique et pleine de sensualité.
Mes goûts sont aussi fous et variés que peut l'être mon esprit débridé! Au delà d'un certain sérieux dans mes choix musicaux, il peut surgir à n'importe quel moment, une oeuvre que certains jugeront honteuse...
Et bien moi j'assume et je signe!
Troisième album de l'égérie de Salvador Dali, "Never Trust a Pretty Face" est indéniablement l'un des meilleurs d'Amanda Lear.
Sorti un an après son disque-concept "Sweet Revenge", il marque la fin des années disco de la dame, pour revenir à des amours plus rock. Bien sur, y figure son méga hit "Fashion Pack" où elle dissèque sans pincettes le monde de la nuit et les célébrités qui envahissent l'univers des discos, un trait de coke pour se la jouer classe!
Mais l'album propose certains petits bijoux comme "Bleck Holes" et surtout "The Sphinx", un titre aux sonorités orientales qui colle parfaitement à la reine du mystère.
Qui est-elle? Même si plus aucun doute n'est fait sur son identité sexuelle (c'est après cet album que le voile se lèvera), l'univers de ce disque reste très troublant!
"The Bends" était déjà un album exceptionnellement abouti, mais avec Ok Computer, Radiohead atteint des sommets. C'est un album grandiose aux mille ambiances qui se croisent à la perfection. "Subterranean Homesick Alien" est un rêve sub-aquatique, "No Surprises" (celèbre pour sa mélodie jouée à la harpe) et "The Tourist" sont époustoufantes de beauté.
"Electioneering" et "Airbag" rappellent que Radiohead sait aussi faire du rock.
Pendant tout l'album, la voix déchirée et déchirante de Thom Yorke amplifie la perfection de la musique ("Exit Music", "The Tourist"...). Jon Greenwood s'établit en tant qu'un des plus grands guitaristes de sa génération ("Paranoid Android", "The Tourist"), n'ayant rien à envier à d'autres guitaristes de génie comme David Gilmour.
D'ailleurs, on sent clairement l'influence majeure de Pink Floyd, surtout dans la manière d'expérimenter de nouveaux sons. Ceci est particulièrement vrai quand on écoute les derniers albums "Kid A" et "Amnesiac", sur lesquels le groupe explore de nouveaux mondes intersidéraux comme personne ne l'a fait avant eux.
Bref, un album à posséder absolument. Vous ne pourrez plus vous en passer
Non seulement elle possède une superbe voix, mais Buika est une excellente compositrice et travaille elle-même les arrangements de ses disques. Elle combine des styles aussi divers que le jazz, les boleros, le flamenco, le funk... ce qui fait d'elle une des artistes les plus énergiques et spontanées du panorama actuel espagnol.
Concha Buika est née à Palma de Mallorca en 1972, bien que ses origines soient Guinéennes. Depuis l'enfance, son talent musical est reconnu; mais c'est surtout lors d'un voyage à Londres où elle étudie l'interprétation, et où elle est invitée à participer à un concert de Pat Metheny, que sa vie changera.
Elle débute sa carrière musicale en chantant dans différents groupes locaux avec des musiciens majorquins et américains. Durant les années 90 elle collabore dans différentes productions parmi lesquelles "Ombra" de La Fura dels Baus. Parallèlement elle compose et arrange des thèmes comme "Ritmo para voçé", "Up to the sky" et "Loving you" (de gros succès house en Europe).
De novembre 2000 jusqu'en mars 2001, elle se produit dans plusieurs salles de concert de Las Vegas .
Avec ce premier cd, Concha interprète 11 chansons magnifiques d'une voix sensuelle et veloutée, des titres aux textes parfois surprenants, combinant l'espagnol et l'anglais.
Buika reste un personnage unique dans l'univers musical espagnol !
Après avoir été consacré comme ambassadeur du Bristol-sound, le trio anglais faisait son retour en 1998, accompagné d'une campagne de promotion à la hauteur de sa réputation. Mais loin de vendre leurs âmes au diable, Daddy G, Mushroom et 3D ont fait encore une fois preuve de leur indépendance par rapport au reste du monde musical, en opérant un virage net par rapport à leurs autres albums.
En effet, Mezzanine est plus sombre, plus profond que Protection, comme en témoigne les relents de Joy Division ou de Cure qui le traverse. Les voix de Liz Frazer (chanteuse de Cocteau Twins), Sara Jay et Horace Andy s'intègrent parfaitement à ces nouveaux horizons sonores, faisant figure de vigies tourmentés.
Une étrange vibration se propage lors des premières secondes de ce disque. Une basse hypnotique, une boite à rythme morose laissent à peine perçevoir quelques violons laconiques. La voix d'Horace Andy, envoutante, amène progressivement une énergie dans le rythme lent. L'arrivée de guitares saturées, torturées ne surprend pas, tant elles sont en phase avec ce magnifique Angel. Cette ambiance se retrouve sur Risingson (où les génies samplent Velvet Underground), Inertia Creeps et sur la quasi-totalité du disque.
Les quelques lueurs d'espoir apparaissent sur les magnifiques Teardrop et Group Four, où Liz Frazer transcende la musique de Massive Attack, ou sur Exchange, un titre instrumental hip-hop et mélancolique. Sur cet album, le combo de Bristol se découvre un autre nouvel apsect, plus rock, avec des interventions de guitares vigoureuses. Man Next Door, dans la même inspiration, sample Cure et nous fait découvrir une voix de Horace Andy insoupçonnée.
Mezzanine se révèle comme un album aussi innovant que Blue Lines, mais radicalement différent. Magnifique contraste, nourrie d'influences nouvelles, cet album pourrait bien devenir essentiel, tant il se situe à la croisée de toutes les musiques actuelles.
Second album de Tori Amos, Under The Pink s'inscrit dans la continuité de Little Earthquakes. Si l'artiste ne change pas les ingrédients de base de sa musique, elle parvient à lui insuffler ce petit plus qui la fera paraître plus mûre et aboutie que dans le précédent album. Plus homogène et musicalement plus engagé que son prédécesseur, Under The Pink constitue indubitablement l'un des meilleurs albums de Tori Amos.
D'abord, il y a la couverture : une jolie rouquine en robe blanche, sur fond bleu, au verso, un gros plan sur ses yeux qui fixent le futur auditeur. Déjà, le trouble s' installe, tout ça a l'air trop beau pour être vrai. Alors on met le disque pour en avoir le cœur net, les premières notes au piano de "Pretty Good Year", ça n'est pas très joyeux mais c'est très beau et d'un coup, le morceau part en vrille (guitare, basse, batterie), puis on revient au calme du début. Et la suite confirme cette impression: sous le calme, la tempête, on est en présence d'un disque névrosé, cru, où il est essentiellement question de Dieu, de sexe, de meurtre (quand tout n'est pas mélangé). Le tout se termine par 9 minutes 30 sur la masturbation féminine (magnifique "Yes Anastasia"), rien que ça. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, la belle fréquentait un certain Trent Reznor (qui assure les cœurs sur "Past The Mission"), alors que ce dernier était en pleine période Downward Spiral.
D'un bout à l'autre de l'album, Tori Amos tient sont auditeur en haleine, et celui-ci se surprend à se placer à l'affût de ces étincelles de rage contenues dans un écrin de douceur et de sensualité. C'est à cet exercice plus qu'à tout autre que Tori excelle dans cet album, pour le plus grand bonheur de nos oreilles.
Après quatre disques de pop orchestrale de plus en plus chargée, Neil Hannon se range et fait un disque de rock adulte produit par Nigel Godrich (Radiohead, Travis...)
Divine Comedy renoue donc avec la relative simplicité de Liberation, son brillant coup d’essai de 93, la fraîcheur d’alors remplacée par une certaine maturité. C’est la veine des quelques ballades lancinantes de ce disque qui semble avoir été développée ici.
Le groupe constitué et consolidé depuis douze ans autour d’Hannon a participé activement à la réalisation de cet opus, en collaboration avec le producteur. A l’arrivée, les chansons de l’Irlandais en sortent grandies. Elles y sont monotones, mélancoliques et évoluent lentement. Une écoute distraite peut donner le sentiment qu’il ne s’y passe pas grand-chose, car c’est bien au fil des visites qu’on se familiarise avec les mille nuances qui en font tout le sel.
Le plus impressionnant reste la grande qualité des compositions (en particulier Note to self, Eye of the needle, Mastermind, Regeneration). Les arrangements et la production servent parfaitement l'album sans jamais, pour autant, prendre le dessus. Le son est brillant, évoquant parfois le Radiohead de OK Computer, mais ni les guitares, ni les synthés vintage, ni même la voix de Neil Hannon, toujours aussi excellente, ne détournent l’attention du tout dont ils font partie. En ce sens, ce disque est un bon exemple de ce qu’un travail judicieux peut produire lorsqu'il sert de véritables chansons.
The Dark Side of the Moon est le huitième album du groupe de rock progressif britannique Pink Floyd. Sorti en 1973, il est souvent considéré comme leur disque le plus abouti. Des thèmes tels que l'argent (Money), la vieillesse (Time), la mort (The Great Gig in the Sky), le travail (Breathe) ou la folie (Brain Damage) y sont notamment abordés.
L'album utilise des effets sonores très innovants pour la période à laquelle il a été réalisé. On y trouve également divers bruitages, comme le bruit d'une personne courant autour d'un micro ou l'enregistrement de plusieurs horloges.
Resté dans le American Top-200 pendant la période record de 741 semaines (dont 591 consécutives), le disque représente jusqu'à aujourd'hui l'une des meilleures ventes d'albums de tous les temps. En tout, il s'est en effet vendu à plus de 30 millions d'exemplaires. Il s'agit du 4e album le plus vendu dans l'histoire de la musique.
Le titre Money, qui a propulsé Pink Floyd en tête des ventes pour la première fois, est sans doute le seul titre à grand succès.
The Great Gig in the Sky est une improvisation de Clare Torry à qui le groupe avait donné comme seules indications avant d'enregistrer : « Pense à la mort, à l'horreur, et chante. » Elle a enregistré rapidement et a présenté ses excuses en sortant car elle pensait avoir mal chanté, alors que les 4 membres du groupe avaient tous trouvé la prestation fantastique.
Le titre Brain Damage est un hommage musical tourmenté, ce morceau est ponctué d'éclats de rire et de refrains majestueux évoquant l'univers tourmenté de Syd Barrett, ex-membre de Pink Floyd gagné par la folie et la paranoïa.
Muse de Andy Warhol et surtout de Jean-Paul Goude avec qui elle crée véritablement son personnage, Diva du disco, Grace Jones est née le 19 mai 1948 à Spanish Town en Jamaïque.
Tout d'abord mannequin, chanteuse puis actrice, elle s'est révélée au grand public avec une reprise de "La Vie en Rose" d'Edith Piaf en 1977.
Beauté Panthère, elle est aussi connue pour ses frasques et son tempérament de feu comme le jour où elle s'en est pris physiquement au présentateur britannique Russel Harty qui lui tournait le dos pour s'adresser à d'autres invités.
En 1985 son huitième album est édité. "Slave To The Rhythm" est un disque concept autour d'un seul et unique titre éponyme, décliné de différentes façons, réorchestré ou remixé.
Chaque morceau est entrecoupé d'interview de la chanteuse qui nous parle de ses origines ou encore de commentaires de son Pygmalion, Jean-Paul Goude.
Un album étrange, mais précieux où la diva nous dévoile toutes les facettes de son art.
Anna Maria Jopek & Friends with Pat Metheny - Upojenie
Parfois il est difficile de parler d'un disque tant il est beau, tant il semble toucher cette idée que l'on a de la perfection !
La première fois que j'ai déposé ce cd sur la platine, le temps s'est comme suspendu. Il n'existait plus rien hormis la magie de la musique et de la voix d'Anna Maria Jopek.
Née en 1970, très jeune, elle apprend à jouer du piano. En 1984, elle fait ses débuts de pianiste au Philharmonique national de Varsovie dans le cadre de concerts de Mozart. En décembre 1988, elle participe au concert Szymanowski habituel de l'école de musique de Varsovie. Elle est boursière à l'université Columbia de New-York en 1989 et également dans la compagnie Frederic Chopin de Varsovie de 1987 à 1988.
En aout 1989, à New-York, elle fait ses débuts dans la chanson à l'école Manhattan de musique et participe aux ateliers de Jazz.
Au printemps 1994, elle enregistre son premier album tout en continuant de très brillantes études de philosophie et de musicologie, branche dans laquelle elle devient une sommité internationalisent reconnue.
En mai 1997, elle participe à l'Eurovision et obtient la 11ème place.
Sa rencontre avec le guitariste Pat Metheny lui ouvrira les portes du marché international. Les critiques seront dithyrambiques, Anna Maria Jopek sera désignée par un grand nombre d'entre eux comme la révélation musicale de l'année.
Si il y a un disque à écouter pour toucher l'intouchable, c'est bien celui-ci !
Après Kaka de Luxe, Los Pegamoïdes et Dinarama, Alska fonde en 1990, Fangoria an collaboration avec Nacho Canut.
Il leur faudra attendre quelques années avant de trouver une certaine reconnaissance auprès de leur public, qui accepte mal leur virage du rock à la musique électro.
En 2001, "Naturaleza Muerta" leur septième album est publié, et là c'est la consécration pour celle qui fut l'égérie de la Movida et d'Almodovar.
Les années ont passé, Alaska approche des 40 ans, elle est plus glamour que provocatrice, sa voix bien plus grave, mais elle a appris à dompter les mots, et son écriture est d'une rare intelligence.
L'album est bourré de chanson pop dance qui rappellent l'univers des Pet Shop Boys, Chemical Brothers, Primal Scream ou même... Kylie Minogue.
Fidèles à leur style, Fangoria réussissait enfin à séduire un large public et rencontrer un large succès avec leur "Naturelaza Muerta" et des tubes comme No se qué me das", "Eternamente inocente" et "Hombres", un joli petit bijou...
Moi je suis et je resterai fidèle parmi les fidèles..
En 1991, Nirvana a déjà une belle réputation dans le milieu underground américain grâce à son premier album Bleach mais surtout grâce à des concerts quasi punk énergiques et sans compromis qui finissaient très souvent par une destruction en règle du matos. Avant la sortie de Nevermind, ce power trio était le meilleur groupe de Seattle, après ce sera le plus grand groupe de la planète.
Jamais un album n'aura fait autant l'unanimité chez les fans et chez les critiques rock. C'est un raz de marée qui engloutit toutes les modes, toutes les tendances musicales de l'époque. On ne parle plus que du grunge partout, toutes les maisons de disque sortent leur "nouveau" Nirvana. Même la mode n'est pas épargnée, les jeans pré déchirés et les chemises de bûcheron se vendront comme des petits pains.
Grâce à un son très lisse, très rond et gonflé, on retrouve des perles énervées ("Breed", "Stay Away" qui aurait du s'appeler "Pay To Play"), des ballades acoustiques ("Polly" qui parle d'une fillette de quatorze ans enlevée, violée et violentée, "Something In The Way" sur laquelle Kurt chante quasiment sans articuler et à bout de souffle).
Avec une voix aussi énorme, orageuse et tragique que son personnage, la chanteuse cubaine Freddy et son unique disque nous enveloppent dans l'univers mystérieux et glamour des cabarets de la Havane des années 50.
"Soy una mujer que canto, para mitigar las penas" (Je suis une femme qui chante pour atténuer la peine). La voix contralto étonnante de la chanteuse cubaine Freddy résonne avec toute la sensualité tragique de sa courte vie de noctambule havanaise.
Fredesvinda Garcia naît en 1930 à Cespedes, dans la province pauvre et rurale de Camaguey. Dès l'âge de douze ans, elle se trouve à La Havane, domestique dans les grandes maisons coloniales des familles bourgeoises à Vedado, quartier chic aux avenidas aérées sous l'ombre des feuillages tropicaux. Freddy devient une figure remarquable et remarquée des cabarets, bars et hôtels chics de la Calle 23, La Rampa, tant par sa voix que par son physique, tous les deux démesurés.
La réputation du don artistique de La Estrella, comme on la surnomme dans le milieu de la nuit, arrive aux oreilles du directeur du casino de l'hôtel Capri, qui la présente en tête d'affiche. Elle fait un tabac. Et, malgré son autre réputation (cette fois moins radieuse) liée à sa prédilection pour le bon rhum cubain, Jesus Goris, fondateur de la société Puchito, se présente en mécène et lui propose l'enregistrement d'un disque. C'est un grand pari compte tenu que Freddy chante toujours sans accompagnement.
Mais c'est le grand Humberto Suarez, aussi réputé pour ses arrangements que pour ses habiletés dans la gestion d'artistes difficiles, qui se charge de l'accompagner avec son orchestre. La voz del sentimiento voit le jour. La carrière de Freddy sur les planches des cabarets havanais est écourtée par l'arrivée au pouvoir des barbudos de Fidel Castro. Symbole des débauches sous le régime de Batista au service des Yankees, l'univers des cabarets n'a plus de place dans la révolution socialiste à la cubaine.
Pendant que Castro fait la chasse aux capitalistas et à leurs dollars, l'exil appelle Freddy et Suarez qui partent ensemble à Porto Rico. Elle y meurt la même année, à l'âge de 31 ans, d'une défaillance cardiaque. Reste la mémoire musicale de toute une époque illuminée par la voix d'une étoile qui a brillé très fort, mais si peu de temps.
Mika est un jeune artiste de 23 ans, né au Liban, qui a quitté le pays avec sa famille (riche, précisons) pour fuit les conflits. Il a vécu à Paris jusqu’à ses 9 ans, puis est ensuite allé s’installer à Londres, où il vit toujours avec sa famille, dans un immeuble immense qui passe, selon la presse, difficilement inaperçu. Il a étudié au lycée français Charles de Gaulle, puis a tenu une journée un enseignement d’économie, avant de se réfugier au Royal College of Music. Mika a commencé sa carrière de chanteur à l’opéra, à la Royal Opera House, avant de faire quelques musiques de publicité.
Il a écrit et interprète “Relax, take it easy” et “Grace Kelly”, qui reçoivent un excellent accueil outre-Manche, lançant véritablement sa carrière de chanteur. Il sort son premier album, Life in Cartoon Motion, chez Universal Music le 5 février 2007. L’album est personnel, c’est “celui du passage à la vie adulte”, déclare-t-il lors d’une interview. Ce jeune chanteur et pianiste connaît depuis peu un succès considérable en France et en Angleterre, avec ses sonorités pop et modernes à la fois, s’inspirant d’un peu tout le monde, parfois même beaucoup des Scissor Sisters.
On le compare déjà à un Freddie Mercury ou un George Michael, du fait de sa tessiture vocale haut perchée. Mika est LA sensation musicale actuelle. A peine son premier album "Life in Cartoon Motion" dans les bacs que son single "Grace Kelly" est déjà dans tous les médias. Ses atouts ? on timbre de voix, sa pop enjouée, héritée des seventies et bien évidemment sa belle gueule ! A consommer sans modération.
Autant j'ai beaucoup de mal lorsqu'elle chante en anglais, autant Noa me touche lorsqu'elle sort un album en hébreu.
Achinoam Nini, connue sous le nom de Noa en Europe, est une chanteuse née à Tel-Aviv le 23 juin 1969.
Alors qu'elle n'a que deux ans, son père et sa mère décident d'émigrer aux États-Unis. Ils s'installent alors dans le quartier du Bronx à New York.
À 17 ans, elle quitte l'école des arts de New York pour retourner en Israël où elle fera son service militaire (obligatoire pour les femmes en Israël). Puis, elle étudie à la Rimon School of Jazz and Contemporary Music, où elle rencontre le guitariste et compositeur Gil Dor en 1990. Ensemble, ils créent un premier album en hébreu dans un style pop/jazz en 1991, puis un second, recueil de poèmes chantés en 1993, qui la rend célèbre en Israël. Peu de temps après, Achinoam Nini et Gil Dor rencontrent le célèbre guitariste Pat Metheny qui co-produit l'album Noa. C'est le premier album diffusé dans le monde entier. C'est le début de la carrière internationale d'Achinoam Nini.
Très engagée dans la lutte contre la faim, elle devient ambassadrice de l'ONU contre la faim.
Bloc Party est un groupe de rock britannique qui s'est fait connaître in 2004 par deux EPs successifs (Bloc Party EP et Little Thoughts EP) qui font fureur dans les boîtes britanniques et européennes grâce à un punk rock d'un nouveau genre.
Le groupe sort son premier album Silent Alarm en février 2005, qui est aussitôt acclamé par la critique. La façon dont Kele Okereke (qui est d'origine nigériane) chante fait penser certains à Robert Smith de The Cure, alors que d'autres ne voient aucune similitude entre les deux chanteurs.
Le groupe appartient à la mouvance musicale nostalgique de la New Wave britannique des années 80 qui émerge en ce milieu des années 2000 avec des groupes comme Franz Ferdinand, Maxïmo Park, ou The Bravery.
Aussi impressionant que l'album original, un fantastique album de remix, plus que réussi (de M83 a Whitey en passant par le remix tres electro clash de phones disco), tout y est excellent avec de gèniales trouvailles tel le hurlement de loup sur Helicopter...
On a tous notre période de folie, de pur pétage de plombs, celle où l'on fait fi de la raison pour n'être plus que déraison.
Cheveux rouges un jour, oranges la semaine suivante, puis bleus pour continuer... Du noir rien que du noir, une touche de blanc parfois... Des fringues trouvées chez le créateur le plus excentrique (chaque jour un fou ouvrait une boutique, où l'on pouvait endosser un costume de folie, pour quelques pesetas)...
Être insensé, fou et furieux de vivre ! Et nous laisser envahir dans des nuits sans fin, aux rythmes les plus surprenants!
Il nous fallait une reine, et la seule à pouvoir remplir ce rôle était un tout petit bout de femme aux cheveux plus flamboyants que ces feux que nous allumions!
A 14 ans, elle participe à son premier groupe "Kaka de Luxe", à 16 ans, égérie de Almodovar, elle s'unit à une bandes de musicos plus givrés les uns que les autres, et l'aventure d'Alaska y los Pegamoïdes débute!
4 ans plus tard, ils se séparent et elle réapparaît dans Alaska y Dinarama!
C'est de la pop fraîche, aux textes cependant toujours recherchés... De la vengeance la plus cruelle, à l'amour de la chair, des os et de lui.
Un désir charnel où le rock est délaissé pour des morceaux plus dansants ou pour un boléro improbable pour un groupe toujours punk...
Alaska y Dinarama sages.... Au grand jamais non, ils incisent la peau avec leurs mots parfois au vitriol..
La première fois que j'ai entendu Madredeus, je me promenais par une chaude matinée de septembre du côté de l'Alfama, à Lisbonne!
Lorsque la voix si pure et cristalline de Teresa Salgueiro s'est élevée, j'ai eu soudain l'impression que le temps s'arrêtait, que je me retrouvait acteur d'une scène de la vie populaire et intemporelle de la capitale portugaise.
Madrdeus s'est une voix, mais aussi des musiciens qui revisitent le Fado en lui apportant une dimension plus folk, mais surtout lyrique!
On s'envole parmi les anges, on est porté par la poésie des mots si beaux, si précis...
Chaque chanson est à ce point imagée que l'on peut visualiser l'univers où nous entraîne le groupe.
Un titre comme "O Pastor" a fait le tour du monde, arrachant à l'auditeur des frissons d'émotion, tant il semble qu'avec ce titre, le groupe ait atteint les portes de la perfection.
Ne boudez pas ce plaisir de découvrir ce groupe, leur univers est si magique et mystérieux qu'il éclaire notre quotidien des rues escarpées de l'Alfama ou de Bairro alto .
Avec le recul, il est clair que Dummy a laissé une trace indélébile dans l'évolution de la musique anglaise. Les publicités ayant pour fond Glory Box ("Give me a reason to be a woman...") et le clip de Sour Times en boucle sur MTV sont des indices qui ne trompent pas. Une génération semble s'être reconnue dans les mélodies amères et attirantes de ce groupe venu d'un petit port triste d'Angleterre.
Avec Dummy, Portishead nous invite à une ballade hypnotique entre le ciel et les enfers qu'il faudrait être fou pour refuser...
Chaque air s'accroche à l'auditeur et réussit, loin de toute ressemblance avec une ritournelle pop, le pari de devenir une mélodie intime en rapport avec son histoire. Chaque morceau est différent, et même si Glory Box est loin d'être le plus représentatif, l'album possède une réelle unité, à travers ses arrangements de guitare noisy et ses claviers atemporels.
Sublime rencontre de Gainsbourg avec l'orient, le tout servi par le souffle divin de Jane...
Pour une carte blanche offerte à Jane Birkin par France Culture dans le cadre du Festival d'Avignon 1999, germe l'idée d'habiller les compositions de Serge Gainsbourg d'influences orientales. 3 ans plus tard, la chanteuse et Djamel Benyelles, violoniste du groupe Djam & Fam et collaborateur de Jacques Higelin, Khaled ou encore Florent Pagny, décident de coucher cette expérience sur Cd...
Ses nouvelles variations aux couleurs arabo-andalouses donnent un second souffle à une sélection de chansons cultes telles "Couleur Café", "Élisa", "La Chanson de Prévert" ou "Comment te dire adieu". Des classiques qui se font rhabiller de sonorités kabyles tendues de violon, de tambour et de luth et soutenus par l'accent savoureusement acidulé de Jane Birkin. Une voix qui devient bouleversante à la lecture d'un poème d'Anno Birkin, son neveu mort à vingt ans dans un accident de voiture.
Entre Orient et Occident, Jane Birkin vend l'âme slave aux percus orientales.
Sade (collectivement, la chanteuse Sade Adu et son groupe) aurait pu rester la coqueluche de la scène groove underground anglaise, mais le grand public ne put résister à ce son et fit de Sade une star.
Dès le début de sa carrière en 1984, c'est la voix douce et le physique exotique de Sade qui attiraient l'attention. Mais le jeu de velours des musiciens du groupe fut un facteur aussi important dans le succès de Diamond Life, avec son groove très calme empreint de funk minimaliste. Huit des neuf chansons sont des compositions. Équilibre habile entre le rhythm'n'blues et la pop, ce disque possède l'ambiance et la sensualité qui devaient devenir la signature de Sade : intelligente et sexy à la fois.
C'est vrai, il n'y a que 9 chansons...mais ces 9 chansons sont magnifiques ! Un mélange de soul / jazz absolument merveilleux ! Comment résister au chef d'œuvre « Smooth Operator » qui nous a fait découvrir cette artiste avec cette voix si envoûtante, délicieusement voilée qui nous emporte dans des rythmes enivrants...On est sous le charme dès la première écoute de l'album. Chapeau à Sade Adu et ses musiciens qui ont réalisé là, un véritable bijou qui depuis 1984 n'a pas pris une seule ride !
Un Diamant sur cet album... "Why Can't we Live Together"
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Quiero tu tierra tranquila! Quiero tu cielo aquietado!
Quiero tus campos fecundos y tus desiertos colmados Dame tu piedra escondida para entregarte mi mano.
Dame tus ríos profundos para ser tuyo y ser manso.