30/11/2006

30/11/06 - 17:06

Pisser De Rage !

Alexandra Cécile était à bout! Cela faisait des mois qu'elle se démenait sans se plaindre pour satisfaire tous les désirs de Monsieur Paul-Henry Piteleu, PDG d'une grande entreprise spécialisée dans les composants informatiques.
Chaque matin, elle était présente, ponctuelle, un sourire aux lèvres et un café à la main pour son cher Boss. Elégante, elle courrait de Saint-Germain à Saint-Honoré pour se dégotter la tenue qui mettrait le plus son corps en valeur! C'est vrai qu'Alexandra Cécile était une jeune femme pleine de charme. Grande, élancée, la peau toujours bronzée, soit par les rayons du soleil des Seychelles, soit par celui du Point Soleil tout près de son domicile!
Depuis qu'elle avait pris ce job de secrétaire de direction, après avoir terminé ses études à l'institut religieux de la Merci Chrétienne de Jeanne De Saint Jean, il ne se passait pas une journée sans qu'elle soit en contact avecPaul-Henry Piteleu, soit au bureau, soit au téléphone. Elle lui était indispensable!
Et ce qui devait arriver arriva, elle tomba follement amoureuse de lui. Il se dégageait un tel charisme de lui, une telle charge sexuelle, mise en valeur par son aspect viril, qu'elle ne pouvait se contenir de se rendre 2 à 3 fois par jour, aux toilettes pour dames afin de se soulager de ce désir qui l'envahissait!
Un soir, sortant d'un concert de musique sacrée dans la cour des Archives Nationales, elle l'aperçût qui se promenait du côté de la rue du Temple.
N'y tenant plus, elle se décida à le suivre pour voir où il pouvait bien aller, et quelle était cette garce à qui, malgré toute sa bonne éducation, elle devrait mettre une raclée!
Elle le vit s'approcher de la terrasse d'un café, où singulièrement, il n'y avait que des hommes.
"Ce doit être comme dans certains clubs anglais, supposa t-elle, où les femmes ne sont pas autorisées à entrer..."
Elle eut à peine le temps de conclure sa réflexion, qu'un poids lui pesa sur la poitrine... Non, ce n'était pas son wonderbra, mais l'objet de ses rêves les plus brûlants qui venait de s'approcher d'un beau brun et de lui rouler la pelle la plus profonde qu'elle n'avait jamais ni vue ni reçue! Prise d'un malaise, les jambes chancelantes, elle réussit tout de même à rentrer chez elle pour se jeter sur son lit, et pleurer toutes les larmes du désespoir!
Le lendemain, elle se rendit à son travail, pour la première fois, avec un retard de près de 35 minutes. Dans l'ascenseur, elle croisa Paul-Henry Piteleu, toujours aussi beau et parfumé. Il avait les yeux qui pétillaient.
"On dirait que vous avez mal dormi Alexandra Cécile, vos yeux sont cernés et pas maquillés. C'est étrange, vous d'habitude si coquette, vous semblez vous rendre à un enterrement d'une aïeule, versée dans le gothique!"
Il lui cligna gentiment de l'oeil, avant de reprendre ;
"Franchement, il faut vous reposer, ou alors serait-ce le signe que vos nuits sont très occupées!"
Elle n'eut pas le temps de lui répondre : "Moi que toi vieux salaud" que l'ascenseur atteignit le 10 ème étage, là où se situaient leurs bureaux respectifs.
Une fois à l'extérieur, elle se dirigea vers les toilettes lorsqu'elle fut stoppée dans sa course par Berthe Antoinette la documentaliste, qui avait bien compris depuis longtemps son manège.
"On va se faire un petit plaisir, Alexandra Cécile? lui demanda t-elle avec un brin d'ironie."
Sans prendre même le temps de lui répondre, tout juste de hausser ses épaules, Alexandra Cécile courût s'enfermer dans les toilettes.
Baissant sa petite culotte rouge sur ses bas noirs, elle s'assit à même le couvercle, sans y mettre des tonnes de papier wc comme elle avait l'habitude de faire, et commença à uriner."Je fais pipi sur ma vie, je fais pipi sur mes valeurs, je fais pipi sur les plus grands couturiers, je fais pipi sur l'informatique, et je fais pipi sur ce gros porc de salaud qui préfère les hommes aux femmes."

29/11/2006

29/11/06 - 19:47

Big Voices 1)

Depuis longtemps, j'avais envie de parler de ces femmes qui m'ont touchées par le son de leur voix, par cette caresse ou parfois gifle qu'elles ont laissé sur ma peau et dans mon âme...

1 - Billie Holiday

Comment parler de voix sans commencer par celle qui me fracasse, qui se glisse au plus profond de moi comme un vieux bourbon, qui explose ma tête, et la laisse fracassée contre le mur!



C'est toute seule que Billie Holiday s’est initiée au chant à Baltimore (Maryland), sa ville natale, avant de partir pour New York en 1929. Longtemps, le récit de cette période de formation fut émaillé d'inexactitudes et d'exagérations destinées à bâtir son mythe.
Très vite, elle apprit à survivre dans le ghetto noir, gamine pauvre devant faire face à la malchance, mais surtout au racisme.

Comme Billie Holiday n’avait pratiquement pas été scolarisée et qu’elle n’avait aucune formation musicale, son extraordinaire don créatif était surtout intuitif. Elle perfectionna sa technique de chant dans les bars clandestins de New York et les night-clubs de Harlem. Elle était une perfectionniste à sa manière, elle se fiait à son oreille, avait un goût inné de la musique et compensait par ses dons artistiques ses capacités vocales limitées. Elle avait été violée à l’âge de 11 ans, à la suite de quoi, elle avait été placée. Une fois à New York, elle se prostitua pendant une brève période, ce qui valut à sa mère et à elle d’être arrêtées en 1929. Elle séjourna 100 jours dans la maison de correction sur l’île de Blackwell East River (connue par la suite sous le nom Welfare Island).

Sa carrière démarra vraiment quand elle décrocha 20 ans, un engagement d’une semaine au Apollo Theatre, le théâtre de variétés le plus célèbre de Harlem, les critiques furent, au mieux, modérées. Il était clair que son style nonchalant et en apparence paresseux, en retard sur la mesure, n’était pas du goût des patrons souvent vociférants de l’Apollo.

Il lui faudra attendre 1939 pour voir sa carrière s'envoler. C'est la publication de son titre "Strange Fruit" (Fruit étrange), un réquisitoire de la pratique du lynchage écrit et mis en musique par Abel Meeropol, un enseignant juif blanc qui écrivait sous le pseudonyme de Lewis Allan. qui devint un véritable succès et contribua à sa renommée mondiale d’interprète de chansons engagées."



Le jazz ayant évolué dans les années 40 et 50, Billie Holiday reprit à son compte certaines évolutions négatives sur les plans musical et social. Déjà buveuse invétérée, fumeuse de tabac et de marijuana, elle mangeait immodérément, adorait la mode et était réputée pour sa boulimie sexuelle ; en plus de cela, elle s’adonna aux drogues dures qui firent leur apparition dans les années 40. Elle avait déjà des relations amoureuses compliquées, mais son mariage avec Jimmy Monroe le 25 août 1941 n’arrangea rien. Cette union était en fait une liaison sporadique qui dura jusqu’à son divorce en 1957. Personne ne peut dire exactement à quel moment Billie Holiday se mit à consommer de l’opium puis de l’héroïne, ni qui l’y incita. Ces détails sont toutefois sans importance ; au début, sa qualité de chant n’était pas affectée par sa toxicomanie ; mais son caractère devenait de plus en plus imprévisible et sa réputation en pâtit. A la fin de sa vie, Billie Holiday gagnait beaucoup d’argent, 1 000 dollars par semaine, mais la moitié de cette somme passait dans son « vice ». Pourtant, elle jouissait enfin de la reconnaissance du public dont elle avait tant rêvé.

A cette époque de sa vie, Billie Holiday souffrit de dépressions et elle eut des problèmes de santé. En 1947, elle fut condamnée à un long internement dans un centre fédéral d’éducation surveillée dans l’ouest de la Virginie, à la demande, étonnamment, de son impresario Joe Glaser. La publicité qui entoura cette affaire eut un effet désastreux sur sa confiance en soi, tandis que l’usage de drogues la minait physiquement. De plus, elle eut régulièrement des démêlés avec la police pour cause d’usage et de détention de stupéfiants.



Après une tournée européenne triomphale, son état de santé empira à son retour aux Etats-Unis, et, fin mai 1959, elle fut hospitalisée en raison de graves problèmes cardiaques et hépatiques. Toujours harcelée par la police, elle fut arrêtée puis assignée à résidence dans sa chambre pour détention de stupéfiants et placée sous surveillance policière, le dernier outrage que lui infligea le système.
Ainsi, la plus grande chanteuse de jazz mourut dans des conditions humiliantes le 17 juillet 1959 à 3h10 du matin. Billie Holiday ne vécut pas assez longtemps pour pouvoir se réjouir de l’avalanche de livres, biographies, études critiques, essais, articles, livrets de disques, discographies, mentions dans des ouvrages de références, chapitres dans d’innombrables livres consacrés au jazz, films et documentaires télévisés, qui dépassèrent de loin la reconnaissance dont elle bénéficia de son vivant.

Sa vie et son parcours son si remplis d'émotion, que l'on ne peut en l'écoutant, que frissonner sous les fêlures de sa voix.

28/11/2006

28/11/06 - 19:50

Que Tu Sueño Sea Suave

Juste quelques instants de silence, juste assez pour que ses yeux se ferment, et sa tête s'aère des tracas quotidiens. Ecouter son souffle s'envoler lentement, vers de vertes collines baignée de lumière, où allongé au milieu de l'herbe, il n'entendra que le clapotis d'un ruisseau...

De Paris, je lui envoie juste quelques notes de douceur...



27/11/2006

27/11/06 - 21:03

Negro Es El Color

Noir comme une couleur collée au fond d'un placard où l'enfant sanglote des coups donnés qui ont brisé sa peau.
Noirs comme ses sanglots qui me reviennent en mémoire, à travers le mur mitoyen.
Noire comme la justice vêtue de noir qui n'y a vu que simple réprimande.
Noire comme la soutane de ce prêtre venu à l'aide - divine- de ces parents si bon pratiquants.
Noire comme cette colère emprisonnée dans ma gorge endolorie.
Noires comme ces dictatures qui ont opprimés bien plus encore d'innocents.
Noire comme mon impuissance à retrouver la force de la révolte.
Noir comme un monde qui nous berce d'illusions où nous tentons un peu d'espoir.

Rêvons alors...

26/11/2006

26/11/06 - 17:35

Repartiendo Besitos...

Le temps d'un jeu, vous êtes riches comme Crésus, plus rien ne peut arrêter l'afflux de devises dans votre compte en banque, le monde est à vos pieds!

Le lendemain, le réveil est douloureux, car par un simple refus, votre banque vous informe que les caisses sont aussi vides qu'un sac de grain abandonné à des souris affamées.

La vie joue parfois de sacrés tours, la coquine... Mais ce n'est pas aujourd'hui qu'elle aura ma peau, car elle redevient ferme, peu à peu.

Ce que la vie ne pourra jamais me voler, ce sont ces instants, si beaux et émouvants, où la parole "ami" prend toute la majesté de son sens.

Je leur dis merci du plus profond de mon coeur, ils se reconnaîtront!

25/11/2006

25/11/06 - 16:03

Delirio De Alcachofa!

Prenez 5 mecs, somme toute hyper sérieux, pas chamboulés du cerveau ou presque... Car y en a un, on a bien cru qu'il allait passer par le balcon du 5ème étage ....

Bon, les 5 mecs dînent et boivent des produits frais tout droit venus de diverses contrées d'Asie, jouent à plusieurs jeux de société... Soit dit en passant pour un gosse élevé à Cuba, dans la plus pure tradition révolutionnaire, gagner à Richesses du Monde, en monopolisant les trusts de l'or, du pétrole, de l'acier, du cuivre, du tungstène, des constructions automobile, thé... et ... Ca fout mal! Mais bon...

Tout était donc idéal pour une soirée des plus sérieuses, jusqu'à ce que soit servie une tisane à l'artichaut!

Là franchement, je me suis posé des questions sur l'équilibre mental de certains... Et du mien, puisque je l'ai bue et finie....

Ce soir, je vais demander m'xcuser auprès de mes parents, pour avoir commis des erreurs aussi impardonnables!

23/11/2006

23/11/06 - 21:11

Agua Fresca Pa' Caminar

J'ai pas cherché trop loin pour me retrouver. En fait, j'étais juste là, à côté! Mais bon parfois, on marche des kilomètres et des kilomètres, avant de lever le bout de son nez, et, du coup on loupe la direction souhaitée!
En fait sa vie, on se la peint soi-même, les autres ne vous voyant qu'au travers d'un miroir déformé, qu'en ne vous déclinant qu'avec des mots par lesquels il vous ont défini...
Mais bon, si nous devions nous arrêter à cela, nous n'avancerions pas, et moi, mon chemin est encore bien long!
Alors, un peu d'eau fraîche sur mes pieds, et en route!

22/11/2006

22/11/06 - 19:35

Gotitas

S'asseoir devant la fenêtre et regarder les gouttes de pluie rouler sur les vitres du salon. Instant de repos où l'on cherche au plus profond de soi, le souffle d'une vie qui s'écoule lentement, un peu comme les grains de sable dans le sablier...
Esquisser un sourire, des lèvres, des yeux, du coeur, et sentir la lumière nous éclairer comme des centaines de lampions qui s'allument en nous pour annoncer qu'il était enfin temps de ne plus craindre ces passages du soleil aux gris nuages.

20/11/2006

20/11/06 - 18:43

Chiquitin...



Qu'y puis-je... Je resterai à jamais un gamin!
Un peu fou, un peu triste, souvent rieur et insouciant, parfois taquin mais jamais méchant....
Et un sacré rêveur!

Dédicace à celui qui a regardé la pluie poursuivre le ciel...

19/11/2006

19/11/06 - 22:34

Un Rio De Aguas Serenas



Il y a bien longtemps que je n'avais senti cette douce sensation de s'éloigner de Paris. Ces premières vraies vacances, où rien, ni personne ne vient troubler cette agréable impression de quiétude et de sérénité.

Il y a des larmes qui montent aux yeux, qui n'ont rien de tristes, juste le goût d'un au revoir et merci.

Pour ces beaux moments, je voudrais vous parler d'elles... Vous parler d'eux... Vous parler de lui que petit à petit, j'ai envie de connaître, et de lui donner les clefs pour qu'il puisse me découvrir...

17/11/2006

17/11/06 - 13:59

Viejos Tiempos De Basura



Il est temps de ne plus trop se voiler la face ! Plus j’avance dans la vie, plus j’apprends à ouvrir les yeux, plus je me rends compte combien les dés peuvent être pipés.
A croire que notre société n’est faite que de paraître et de faux-semblants, d’utilisation des autres pour asseoir un pouvoir, pour palier à ses propres frustrations, ou pour se leurrer d’une gloire passée ou présente, aussi terne en réalité que leur personnalité surfaite.
En prenant du recul par rapport à ces longs mois de confrontation avec la dépression, je m’aperçois combien il est aisé pour tout un chacun, de manipuler l’autre, de l’entraîner au plus profond de certains gouffres d’où il devra sortir à la force de la vie !
En me détachant de certains univers ou personnes, en me rapprochant de l’humain beau et sincère, je mesure parfaitement la distance entre le vrai et l’usurpé.
En touchant du bout des doigts, du bout du cœur, du bout de l’âme, celles et ceux qui ne sont là que pour continuer à partager, sans calcul, simplement avec spontanéité, celles et ceux qui parfois comme moi, se sont brûlés les ailes au contact d’anges flamboyants mais éphémères, on devient conscient de la profonde bêtise de certains, et combien leur détresse peut les transformer en statues faites de boue nauséabonde !
Je ne cherche pas à claquer deux ou trois phrases teintées de ressenti ou de mépris, juste à faire comprendre qu’il serait temps que certains cessent de se regarder si tristement le nombril, et prennent soin d’éviter de manipuler ceux qui n’ont comme volonté que d’être eux-mêmes !
En m'éloignant temporairement de Paris, j'ai parfois l'impression de laisser derrière moi, des temps anciens jonchés d'ordures

13/11/2006

13/11/06 - 12:19

Me Voy Pa' l Sur

Cette nuit, j'ai rêvé d'un grand ciel bleu! En ouvrant mes rideaux ce matin, j'ai vu Paris recouvert du voile gris des nuages de novembre.
Alors là, je dis non!! Je pars cet après-midi pour le sud!



Me voy pa'l sur! Que bueno, que bueno!

12/11/2006

12/11/06 - 20:12

Cuando Me Sentia Como Fangio..



Je me suis souvenu de lui... On me l'avait offert pour mes 2 ans, quelques jours avant de quitter Paris pour La Havane. Pendant que mes parents s'affairaient pour préparer les malles emplies de tout ce nous emporterions avec nous, moi je dévalais la rue Pergolèse jusqu'à l'avenue Foch, accompagné de mon grand-père, tout fier de son petit-fils...

Je me suis aperçu que mes jouets, mes vêtements, mes peluches, tout avait été rangé, mais personne ne semblait se soucier de mon petit tricycle bleu. Il était impossible que je parte sans lui, comment aurai-je pu dévaler le Malecón... Après les larmes d'un gros chagrin d'enfant, mon grand-père sortit sa trousse à outil, et sous mon regard effaré, se mit à démonter mon joli véhicule bleu. En pièces détachées, il le plaçât au milieu d'une des malles en métal vert.

Je comprends pourquoi j'ai aimé cet homme, pourquoi aujourd'hui encore je le vénère... Non pas l'acteur, non pas l'homme de fête, non pas cet idéaliste anarchiste, non juste le grand-père qu'il a été avec amour, avec vie, ces notions qu'il m'a transmises.

Je me sentais important dans ma nouvelle ville, où aucun enfant ne possédait un tel engin. Je dévalais la rue, en pédalant comme un fou. Ma mère me criait parfois : "Fangio, doucement, fais attention..."
Le temps passant, j'ai délaissé mon tricycle, devenu trop petit pour ce bambin qui grandissait. Ma mère me proposa de le donner à Ernestin, le fils d'une de ses amies. Combien de gamins ont du rouler, criant comme des petits fous accrochés à mon petit tricycle....

Il y a bien des années qu'il a du être abandonné au coin d'une rue, sa jolie peinture toute écaillée, peu à peu rongé par la rouille...

C'est ça la nostalgie, se souvenir simplement de jolies choses, de doux moments...

10/11/2006

10/11/06 - 09:52

Campos De Alambres

Je lis, j'écoute, je regarde... Et je me dis que tout autour de nous se dressent des champs de fils barbelés qui nous retiennent, impuissants face à ceux qui dirigent le monde. Prisonniers de despotes assoiffés de pouvoir et de fric sale, nous berçant de douces illusions tout en nous pressant comme un agrume jusqu'à ce qu'il ne reste de nous que résignation et fatalisme...



Je suis las de me taire, de subir, et pourtant je ne vois pas de solution... Le vote... La démocratie... Sommes nous réellement assurés que ceux qui viendront ne nous donneront pas que de faux espoirs...

J'ai peur de devenir lâche, de ne plus me sentir impliqué, pas défaitiste, mais qui sait égoïste. Etrange sentiment pour celui qui n'aurait pas hésité, il y a quelques années à faire voler en éclat bien des idoles...

La révolution a t-elle encore un sens.....

07/11/2006

07/11/06 - 06:49

Un vuelo De Insomnio

Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit... Est-ce parce qu'il va venir pour la première fois chez moi.. Qui sait!
Cet appartement qui est devenu mon refuge tout au long de cette dépression... Cette tanière où je me suis enfermé, isolé, ce no man's land paumé où rares sont les personnes que j'ai reçues depuis près de deux ans!
Je me rends compte que j'ai délaissé mon chez moi autant que je me suis oublié moi-même! Il est temps de retrousser mes manches et de lui redonner cette lumière qui m'éclaire à nouveau de l'intérieur. Mais comment faire... Si je peins, j'en mettrais autant sur le sol que sur les murs (les plafonds, je n'en parle même pas). Comment coller du papier peint, sans risquer de m'enrouler dedans avant de le poser sur les murs...
Je suis conscient de ma gaucherie, de mon incapacité à réaliser de simples travaux d'entretien tels que plomberie, électricité...
Il est trop tard pour y penser, il connaîtra le monde d'un homme qui s'est perdu en cours de route, et qui après avoir traversé bien des déserts, escaladé bien des sommets abrupts, être descendu dans les fosses abyssales recommence à reprendre lentement sa route...
Et pour le moment, elle est faite de découverte et ces instants là sont si beaux, qu'on ne souhaiterait les perdre pour rien au monde.

06/11/2006

06/11/06 - 22:41

Ti Ricorderai

Par hasard, j'ai retrouvé certains de ses tristes, et j'ai repensé à ce type qui s'est foutu en l'air, un triste soir de janvier, à l'âge de 29 ans..



Il y avait dans sa musique toute sa passion, toute sa douleur, toute sa révolte, et son amour pour Valeria, celle qui lui fit écrire ses plus beaux textes. Des chansons qui ont fait le tour du monde, interprétées par les plus grands.



En France, c'est Dalida qui adaptera la plupart de ses chansons. Ce sont-ils aimés ou leur relation n'est elle restée que professionnelle? Il semblerait que ce soit plutôt le cas.
En 1967, il propose un titre "Ciao Amore Ciao" à la commission de sélection pour le Festival de San Remo, sa chanson est refusée, même lors du repêchage où lui et Dalida en interprètent une version différente.



Un peu plus tard, dans la soirée, il est découvert mort dans sa chambre de l'Hotel Savoy, par Dalida.



Dedicato a...

06/11/06 - 15:48

Fucking Killer Noos Morning !

Faut arrêter de nous prendre pour des cons!



Depuis ce matin, je suis sans internet, je tente de joindre mon fournisseur, Noos, et je n'entends que la sonnerie d'un téléphone en communication.
Pris de colère, et moi en colère, ça explose de partout, je compose un autre numéro qui me renvoie vers le précédent!

Stop Baby, à moi on ne la fait pas! A force de menacer le (la) pauvre personne chargée de l'accueil au second numéro, de dire que je vais résilier mon contrat, la magie opère, et soudainement l'internet est de nouveau opérationnel...

Appelez ça comme vous voudrez, mais avec toutes ces conneries, j'ai pris du retard dans mon ménage et demain, il arrive...

Je vais lui dire quoi... C'est de la faute à Noos! Tu parles qu'il va me croire...

05/11/2006

05/11/06 - 14:34

Oi-da da, oi-da da, da...

Il est des matins pleins de magie, qui vous donne juste une folle envie d'ouvrir la fenêtre et de vous envoler vers ce ciel bleu inondé de soleil!

Est-ce cette panne de courant qui a plongé dans le noir, le théâtre où j'étais hier soir, ou simplement le téléphone qui sonne et qui chatouille vos oreilles à votre réveil, de la voix de celui que vous venez de quitter en rêve...

Je ne sais je ne me pose pas de questions particulières.. Non, aujourd'hui je me sens bien et c'est si bon que je pourrais écouter n'importe quoi!



04/11/2006

04/11/06 - 16:07

Estoy Hasta El Coño De Barcelona!!

Je n'ai jamais vraiment compris cette fascination qui anime les français, et plus particulièrement les parisiens, pour Barcelone!
Est-ce parce que cette ville méditerranéenne est plus proche ou parce que ce ghetto touristique qu'est Sitges se trouve qu'à une quarantaine de kilomètres.

Barcelone est, et restera une ville magnifique, berceau de culture et d'art! Personne ne peut le nier, moi encore moins!
J'adore me promener dans les ruelles du quartier gothique, m'asseoir sur un banc de ses célèbres ramblas ou vagabonder dans l'Eixample....

Pourtant, il me manque quelque chose lorsque j'y passe de longues semaines.... Il me manque la vie, l'âme d'une ville qui vibre et qui sait s'ouvrir aux autres, non pas à travers ses façades colorées et magnifiquement surchargées ou de ses bars si surfaits où chacun semble assister à un défilé de mode glacial et ennuyeux!

Mes mots peuvent paraître excessifs soit, mais je suis las de m'entendre répondre, chaque fois que je parle de l'Espagne, Barcelone!
En tout premier lieu, pour éviter de se faire claquer la porte au nez lorsque vous visitez cette cité, Barcelone n'est pas en Espagne, mais en Catalogne, et l'espagnol n'est pas une langue, si vous ne parlez pas catalan, exprimez vous en castillan, c'est une nuance à ne jamais oublier!

Ah Barcelone et son passé, son futur... Mais encore...

A l'époque de la Movida, elle a tenté de récupérer le bébé, mais Très Chère, la Movida est et restera madrilène!


Alaska Pedro Almodovar y Fabio MacNamara


Madrid, cette ville tant dédaignée par le snobisme barcelonais, Madrid, la seule ville au monde dont il est dit qu'elle ne meurt jamais!

Madrid qui ne vit pas d'apparats mais de spontanéité, de chaleur humaine, de fêtes endiablées, d'un réel mélange qui fait se côtoyer acteurs, écrivains, journalistes, étudiants, plombiers, chômeurs, putes ou concierges!



Vous n'avez pas besoin de porter la dernière création de Antonio Miró ou une chemise Desigual pour vous faire remarquer... Précisons en passant, qu'en Espagne, les plus importantes présentations de mode se font lors de la Pasarela Cibeles à Madrid...



Non Madrid accueille et aime les gens tels qu'ils sont, quelles que soient leurs origines sociales, culturelles ou sexuelles... La seule chose qu'elle exige, c'est qu'ils sachent vivre et vibrer ensemble!

Madrid, c'est la passion, l'amour, la folie, la fête...



Quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, il restera une foule bigarrée, rieuse, endiablée déambulant de rues en avenues. Et si par hasard, on vous y croise solitaire et égaré, vous serez embarqués pour un long voyage sans retour!

Alors, soyez mignons, ne citez plus que de Barcelona, lorsque l'on vous parle d'Espagne, et apprenez à découvrir Madrid la rebelle!



Si vous souhaitez vous y rendre, je vous donnerais les clefs pour entrer dans le monde de la vie!

02/11/2006

02/11/06 - 16:31

Retour Vers l'Inconnu



Après les années d'errance, les années de doute... Après m'être trompé de chemin, d'avoir perdu ma confiance au croisement de sentiers escarpés, je reprends la route vers l'espoir et la sérénité.
Il suffit de trois fois rien ou même encore plus que beaucoup... Juste ne pas réfléchir, et reprendre sa vie en main et retourner vers l'inconnu! Accepter de se donner tout simplement une chance de rêver et de trouver ce qui nous a manqué, non pas par volonté mais par peur tout simplement.
Une fois que l'on s'est décidé à pousser cette lourde porte qui nous isolait de nous-même, il n'y a rien d'autre à faire que de se laisser inonder par les rayons du soleil!
Ces jours passés, ceux qui viendront peut être, tes mains, ta peau, ta tendresse, m'avoir ouvert les yeux et m'être abandonné m'ont mené vers un voyage où plus rien ne me sera désormais inconnu... Un voyage où les craintes s'envolent, car je sais désormais un peu mieux qui je suis....

 


O'Kubi Café
219 rue Saint Maur
métro Goncourt ou Colonel Fabien
Si vous êtes...
un garçon qui aime les garçons
un garçon qui aime les filles
une fille qui aime les garçons
une fille qui aime les filles
Si vous aimez...
La bonne musique
La Fête
Venez tous O'Kubi Caffe


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Quiero tu tierra tranquila! Quiero tu cielo aquietado!
Quiero tus campos fecundos y tus desiertos colmados
Dame tu piedra escondida para entregarte mi mano.
Dame tus ríos profundos para ser tuyo y ser manso.

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