30/10/2006

30/10/06 - 23:29

Francia Por Campos Y Vinos



Toute première fois dans ce joli coin de France, et toute première impression un vin à ne plus jamais me faire revenir sur Paris!

Pour le tourisme, j'attendrai demain que l"on me fasse découvrir les merveilles du coin... Pour le moment du vin et... Chut!

29/10/2006

29/10/06 - 13:27

Detengamos El Tiempo..

Jusqu'à demain, jusqu'à tes mains, laisser le temps suspendu, encore quelques heures...


27/10/2006

27/10/06 - 20:30

The Associated Press a annoncé aujourd'hui un rapport de l'UNESCO faisant état que, si davantage d'enfants sont aujourd'hui scolarisés, leur nombre reste encore largement insuffisant, puisque 77 millions d'enfants ne vont toujours pas à l'école.



Ces chiffres sont alarmants, plus des trois quarts de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest. Quatre pays (Nigeria, Pakistan, Inde et Ethiopie) représentent à eux seuls 23 millions d'enfants non scolarisés, déplore l'UNESCO. Entre 1999 et 2004, la scolarisation des enfants d'Afrique subsaharienne a progressé de 27%. Cette hausse n'a été que de 6% dans les pays arabes.

La question de l'éducation est bien évidemment fondamentale, mais je reste surpris qu'avant de s'inquiéter du problème de la scolarité, une vraie réflexion ne soit pas menée sur une toute autre réalité qui pourrait justifier ces statistiques.
Des enfants de 5 à 17 ans, un sur six - soit 246 millions - sont astreints au travail.
Plus préoccupant encore, un sur huit - soit 179 millions d'enfants - est encore assujetti aux pires formes de travail, celles qui mettent en danger sa santé physique ou mentale ou sa moralité.

Les droits des enfants continuent à ce jour à être bafoués, et je trouve ce rapport significatif, mais sans vraiment analyser les causes de la non scolarité de ces 77 millions d'enfants.

Alors que les conflits armés se multiplient à travers le monde, de plus en plus d’enfants sont exposés à la violence de la guerre. Dans beaucoup de pays, des garçons et des filles sont recrutés, de force ou de leur plein gré, par les forces gouvernementales et les groupes armés. Cet enrôlement peut être le résultat d’une manipulation ou s’expliquer par des facteurs tels que la pauvreté et la discrimination. Les enfants sont souvent enlevés à l’école, dans la rue ou chez eux. Une fois enrôlés, ils doivent s’acquitter de toute une série de tâches. Si beaucoup prennent part aux combats, d’autres sont utilisés à des fins sexuelles ou comme espions, messagers, porteurs ou domestiques. Certains doivent également poser ou enlever des mines terrestres. De nombreux enfants remplissent plusieurs rôles à la fois. Un grand nombre des filles doivent non seulement combattre en tant que soldats mais aussi se soumettre à des actes sexuels.
De par le monde, dans plus de 85 pays, plus d’un demi-million d’enfants âgés de moins de dix-huit ans sont actuellement incorporés dans les forces armées gouvernementales, dans des forces paramilitaires, dans des milices civiles ou dans un grand nombre de groupes armés non gouvernementaux. À chaque instant, plus de 300000 de ces enfants enrôlés dans les forces armées nationales ou dans des groupes politiques armés participent directement à des combats en tant que soldats.

Peur être que ces chiffres justifient le fait que seuls 77 millions d'enfants ne soient pas encore scolarisés.

26/10/2006

26/10/06 - 10:09

Sacrificios

Je suis capable de flinguer les étoiles, de déchirer le ciel pour vider l'univers de toute immensité... Alors quand ils lèveront leurs yeux, ils ne trouveront que le néant, celui que je leur laisse, hommes et femmes aveugles, vides d'espoir et d'illusions, charognards errant sur une planète abandonnée, à la recherche d'entrailles fétides à dévorer. Ils ne seront plus qu'eux, à s'observer, se guetter, s'épier, se méfiant de leurs moindre gestes jusqu'à ne plus pouvoir se regarder. Alors à bout de vie, à bout de haine, à bout de solitude, ils n'auront d'autres moyens pour calmer cette douleur à laquelle ils sont à jamais condamnés, que celui de se repaître du dégoût qui les tenaille.
Alors nous pourrons revenir, et je serais là pour...

24/10/2006

24/10/06 - 16:03

2 Manos



Je n'ai jamais aimé cette chanteuse française, mais les paroles de cette chanson m'ont toujours profondément touché...

Deux mains
Ça ressemble à n'importe quoi
C'est ça, c'est rien, c'est fait de doigts
Deux mains
Qu'elles soient chargées d'or de diamants
Ou bien brûlées par la mer et le vent
Deux mains
Ça peut trouver deux autres mains
Et les garder jusqu'au matin
Deux mains

Ça peut pour une bague au doigt
Deux mains
Un jour trembler, trembler de joie
Ça peut aussi parler d'amour
Faire oublier la nuit le jour
Ça peut montrer le ciel offert
Ou vous pousser jusqu'en enfer
Comme les aiguilles des pendules
Le temps les sépare sans scrupule
Un jour pour un mot pour un rien
Ça claque la porte un matin

Deux mains
Ça souffre de ne rester qu'à deux
Et ça fait un signe d'adieu
Deux mains
Quand il est trop tard, ça se tend
Deux mains
Et ça ne trouve que du vent
Deux mains ça brille alors de larmes
Deux mains ça brille alors de larmes

Qu'elles soient chargées d'or ou brûlées par le vent
Deux mains
Ça devient implorant
Deux mains
Deux mains ça se joint en priant



21/10/2006

21/10/06 - 13:39

Olvidame

J'ai eu beau essayer, beau y croire, beau espérer... Le miracle n'a toujours pas eut lieue, et son image ne quitte que rarement mes pensées...

Mais qu'ai-je donc pu te faire pour que tu me détruises à ce point là...
Etait ce mon regard qui tant te gênait...
Etait ce le fait de communiquer aisément avec les autres...
Ou peut être ne supportais-tu pas mon indépendance d'esprit, mon incapacité à naviguer parmi les faux-semblants...

Tu m'as laissé sur le bord de la route agonisant de vie, agonisant de moi, agonisant d'illusions, agonisant du regard des autres...

Tu m'as tellement détruit qu'il y a une part de moi pour laquelle des années seront nécessaires pour la reconstruire!

Dans mes nuits, parfois encore je revois tes yeux mauves et j'entends ta voix métallique....

Barre-toi! Fous-moi la paix!

Malgré toutes tes tentatives, je vis et je vois des gens qui me redonnent l'envie de me battre!

Toi tu resteras à jamais seule, les entrailles aussi pourries que les égouts qui te servent de veines...

Toi on ne t'aimera que par peur... Moi on m'aime car je connais le sens du mot Aimer!

Casse-toi de moi!

Je n'ai rien d'autre à te dire que...




Il est possible de détruire quelqu'un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus : cela se nomme violence perverse ou harcèlement moral
Marie-France Hirigoyen

20/10/2006

20/10/06 - 11:10

Las Aventuras DE ChupaPauta Por Los Madriles - Hasta Pronto

ChupaPuta est toute excitée... Elle rêve de voir son nom en grand sur Holybood comme La Sarita...
Et surtout pas d'étoile au sol..... Trop commun! Un chorizo avec en lettres d'or son nom, et ses lèvres plutôt que ses mains! Après tout son outil de travail restera à jamais sa bouche!

Pedrito l'a contactée... Pedrito... Almodovarito... Son bébé à elle... Dommage qu'il ne lui ai jamais laissé lui grignoter la colita... Vite de l'air, elle s'égare..

Elle a dit à Pedrito, qu'elle avait besoin de réfléchir à tout ça.. Elle doit avant tout se faire un lifting!

Madrid ne s'en est pas remis... ChupaPuta s'absente pour une période indéterminée.. Elle reviendra... Comme una vedette del Gran Cabaret de la Noche Madrileña!!

Besitos Mis Amorcitos.. furent ses derniers mots à la Presse...

18/10/2006

18/10/06 - 00:52

Just Light



Pourquoi un regard, un sourire et quelques mots échangés suffisent à laisser le soleil envahir son esprit...
On lit les phrases écrites, on pense à ses doigts sur le clavier.... On les imagine sur sa peau...
On s'arrête.. On respire... On prend son temps!
Mais déjà, il est de retour, avant que l'on se dise qu'il est temps de regarder par la fenêtre le jour se coucher...
Il fait doux sur Paris... Douce sérénité

14/10/2006

14/10/06 - 23:54

La Diferencia Con Arte

Lorsqu'un art, aussi machiste que peut l'être le chant Flamenco, ouvre sa porte à la différence, cela donne un prodige du nom de Falete.



C'est un peu une machine à chanter, mais avec toute l'émotion et la sensibilité qui fait défaut à toute forme de mécanisme et à bon nombre de chanteurs d'aujourd'hui. A une époque où les chanteurs ne chantent plus et où les artistes ont oublié que le mot artiste naît de l'art, Falete, non seulement rend à la chanson toutes ses lettres de noblesse, mais surtout sait rester lui-même sans concessions, pour mieux sublimer son art!

Puro amor de jaleria
Puro amor de pasarela
Pura pose, puro circo, pura mierda...
Y el amor se desintegra
Cuando surge cuando llega
Cuando las mentiras son...mentiras negras

14/10/06 - 00:06

Siempre Las Mismas Palabras..


Azis - Ne Kazvai, Libe/Mlekanov˙


Posé à même le sol, le corps recouvert d'une couverture passée, gisait au regard de tous....
Etaient-ils indifférents ou simplement habitués à ce genre de tableau morbide, que même un Goya dans sa période la plus noire, n'aurait pu montrer si crûment.
Ou simplement, était-ce la terreur qui les faisait détourner le regard vers le jardin municipal de l'autre côté de l'avenue... Je n'obtiendrais jamais de réponses, car il est des questions que l'on ne doit pas poser de peur d'éveiller les craintes les plus terribles enfermées au plus profond de soi.
Il serait préférable pour moi d'enterrer ces images, mais pourquoi refuser de voir la bassesse de l'être humain! C'est grâce à ces souvenirs que je reste éveillé, attentif, sur mes gardes, comme pour résister tel un rempart face à la cruauté, si ce n'est en actes, du moins en paroles. Car ils sont nombreux les populistes qui, de nos jours, sous couvert d'espoir, de travail, de bonheur, balancent des petites phrases pleines de paroles assassines que chacun, croyant futilement à un bonheur de pacotille va laisser germer dans son esprit.
Je ne suis rien ni personne, je ne donne pas de leçons, juste je m'inquiète et repense à ces images qui parfois, au creux de la nuit, hantent ma mémoire comme un hurlement funeste...

13/10/2006

13/10/06 - 10:48

Ojos Asi

Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi. Alors regarde la lumière et des milliers de couleurs naîtront dans ton âme..

11/10/2006

11/10/06 - 13:02

Mátame



Arrache de moi cette langue téméraire qui parcoure ta nudité sans la moindre honte.
Attache ces mains qui esquissent des arabesques sur la douceur de ta peau.
Brûle ces yeux effrontés qui dévorent tes frontières de ton corps avec insistance.
Tue moi une fois pour toutes...
Mais arrache cette langue de ta langue,
Attache ces mains de tes mains,
Brûle mes yeux de ton regard,
Tue moi d'un plaisir si intense jusqu'à ce que mon âme soit livrée à la tienne..

10/10/2006

10/10/06 - 00:29



Ecrire, écrire... Eviter par tous les moyens d'y penser, de se poser les questions, la question! Saturer de ne pas comprendre ce qui fait que... Le pourquoi... Le comment!
Ne pas pouvoir vider ses tripes sur son blog, car ne plus vouloir regarder sa vie, ses errances avec impudeur, livrée à soi-même en point d'interrogation... Pour surtout ne jamais lire un point final!
Continuer de rire et de sourire spontanément, sans aucune retenue, avec toute sa sincérité, mais cacher ces vérités qui vont blessent bien plus qu'on ne veut se l'avouer!
Rester proche et attentif à ceux qu'on aime, ceux qui vous donne les sourires qui vous mettent le printemps en tête, et se dire que c'est déjà beaucoup... Peut être trop!
Il faut savoir s'écouter en silence..

09/10/2006

09/10/06 - 17:46

Auto Censura

En me baladant il y a 2 ou 3 jours, sur le JDI, ce qui est assez rare, je dois bien l'avouer, je suis tombé sur un article, particulièrement intéressant, de williamsauron, qui m'a interpellé. Je me rends compte qu'à de nombreuses reprises, il m'est arrivé de poster des textes retirés au bout de quelques heures, pour ne pas dire quelques minutes parfois...
Je suis un latin, donc un impulsif! Mes veines sont le conducteur idéal pour que mon sang, déjà assez bouillonnant, se mette à provoquer dans mon esprit une crue de sens et d'émotions qui peu à peu débordent, faisant exploser toutes les digues de mes limites!
Une fois le calme revenu, je réalise combien les mots choisis pouvaient sembler un peu trop forts, et d'un coup de souris magique, effacer le texte incriminé.
Ce n'est en aucun cas pour me donner bonne conscience, car si mes écrits peuvent être détruits, mes paroles elles, ne risquent pas d'être oubliées... Et oui, dans la "vraie vie", il m'arrive de balancer des petites bombes...



L'autre raison pour laquelle il m'est arrivé de m'autocensurer, c'est pour ce foutu mélange de racines chez moi, et essentiellement à cette fâcheuse tendance que j'ai de penser en espagnol pour écrire en français. Ce qui donne à mes phrases quelques tournures singulières..
Le pire, c'est surtout lorsque j'écris sur Madrid. Là, c'est carrément dément, car les expressions idiomatiques utilisées là-bas, et surtout pendant la période de la Movida, en surprennent plus d'un!
Ainsi hier soir, très tard, pour cause de Mind The Gap, je ne pensais pas au moment de mettre sur mon blog, le premier chapitre de " Las Aventuras De ChupaPuta Por Los Madriles", que j'allais le faire disparaître à peine éveillé, ce matin. Dans la langue castillane, il existe une telle richesse dans les expressions, qu'il m'est impossible de ne pas les retranscrire. De plus, l'argot est souvent lié au quotidien, mais une fois posé sur le papier, et surtout en français, le texte peut paraître à la limite de la vulgarité!
Je peux essayer de nuancer, mais il me semblerait que ce texte perdrait ainsi toute son essence, toutes ses épices, pour n'être rien d'autre qu'une histoire sans saveurs, ni couleurs...

Enorme dilemme... Souvent résolu à coup d'autocensure... Est-ce la bonne solution.... Si yo supiera!!!

06/10/2006

06/10/06 - 18:31

Valencia

En relevant sa jupe de taffetas rouge, elle sortit de son porte-jarretelles, un joli étui doré qu'elle y avait glissé. En l'ouvrant, je vis qu'il contenait cinq fines cigarettes roulées dans un papier rouge.



"C'est divin, mi amor, me dit-elle, l'effet est magique! Et je les prépare avec du papier parfumé à la rose, la saveur n'en est que plus sublime"
Je l'observais penchée vers moi pour allumer sa cigarosa comme elle disait. Je voyais sa poitrine ferme battre fortement dans son corset un peu trop serré. J'aurais tant y souhaité poser ma tête, comme lorsque le bébé repose la sienne sur celle de sa maman, juste après la tétée..
"Ils sont beaux et j'y fais attention car ils m'ont coûtés très chers, me dit-elle dans un grand éclat de rire."
J'hallucinais, j'étais en train de tourner sur la Grande Roue du Parc d'Attractions de Madrid, avec une gitane flamboyante que je ne connaissais pas. Elle m'avait dit, qu'elle avait peur d'y monter seule, et que mes amis pouvaient bien m'attendre. Elle s'appelait Valencia... Quel étrange noml...
"C'est mon nom d'artiste! Chut je suis incognito."
La fumée plusieurs fois aspirée commençait singulièrement à se mêler à mon sang, jusqu'à en libérer mes sens. Lorsque nous atteignions le sommet, nous pouvions voir la capitale s'étendre au devant de nous. Le palais Royal illuminé, et toute la ville scintillante de fête!
Un moment, la roue s'arrêta pour permettre aux personnes de descendre ou de monter. Nous restâmes suspendus au plus haut l'espace de quelques minutes.
"Regarde! C'est ton public qu'on voit au loin! Si tu te lèves et tends les mains, tu auras l'impression de voler vers eux!"
Grisés par l'effet des cigarosas, nous nous mîmes debout comme pour communier avec la ville..
Des cris nous parvinrent de la nacelle inférieure..
"Ils sont attaqués des neurones, ceux d'au dessus, avec leurs conneries, ils vont réussir à nous faire s'écraser en bas!"
Valencia et moi, nous ne pouvions cesser de rire. On se moquaient éperdument d'eux, car nous, nous flottions sur la capitale.
Elle me prit contre elle et me donna l'un des baisers les plus fougueux, qu'il m'avait été donné de goûter. En se séparant de moi, elle se rassit et remis de l'ordre à sa brune chevelure d'ébène.
"Je ne sais pas ce qui m'a pris... En plus je ne te connais même pas! Mais tu étais si beau face aux lumières de la ville, que je n'ai pu me retenir."
Je lui souris tendrement, ses yeux noirs se voilèrent quelque peu.
"Je sais que je suis une des plus belle femme de Madrid à Valencia... Mais qu'il me manque encore un petit quelque chose pour l'être définitivement."
Il y avait plein de larmes dans son regard. Je lui pris la main pour la garder bien au chaud dans la mienne.
Notre nacelle finit par définitivement s'arrêter, et déjà le forain nous demandait de descendre.
"Tu ne veux pas rester avec moi... " Elle était presque implorante... Je l'embrassais sur ces lèvres carmins en lui faisant un signe négatif de la tête.
Elle souleva son jupon de taffetas rouge et après s'être retournée une dernière fois, elle disparut dans la foule et les cris.
En rejoignant mes amis, je sentis quelque chose tomber de mon pantalon... c'était son petit étui à cigarette dorée, avec les deux dernières cigarosas à l'intérieur... Il m'en reste toujours une!

05/10/2006

05/10/06 - 18:52

Dia Rosa

Mardi, mon médecin me trouvant quelque peu fatigué; me prescrit un traitement à prendre le soir au coucher. Détestant ces trucs qui peuvent provoquer une certaine accoutumance, il me rassure en m'expliquant que c'est un traitement fréquemment recommandé aux nourrissons... Alors là, no problem, ce truc doit être des plus light, je vais pouvoir le prendre sans souci.
Quelques minutes avant de me mettre au lit, je verse une trentaine de gouttes roses dans un verre d'eau qui bien vite se teinte de cette si jolie couleur. Comment je me suis couché, je ne m'en souviens pas.. Mais à midi en ouvrant un oeil, quelle ne fut pas ma surprise, je voyais tout rose... Les murs de ma chambre, mon lit, ma couette, la fenêtre, le ciel...
Me levant pour aller préparer mon café, je retombais lourdement sur mon postérieur rose... Descendant les marches pour aller à la cuisine, je m'étalais en toute beauté car je ne pouvais voir mes pieds dans cette lueur rosée dans laquelle je planais.
La confiture de pêches de vigne était étonnamment rose, ce qui était bien moins surprenant que mon café rosé.
Toute la journée, j'eus l'impression de vivre posé sur un léger nuage, la tête embrouillée! Et quand je m'aperçus dans le miroir, avec sur la tête une chevelure couleur cul de singe, je pris aussitôt la décision de courir chez le coiffeur pour qu'il me débarrasse de cette affreuse tignasse. La pauvre fille (en fait c'est une fille qui s'est occupée de moi) avait beau couper et couper, rien à faire, le chimpanzé était toujours cul à l'air posé sur ma tête.



Devant rejoindre des potes pour quelques brasses, je pris peur, car non seulement le métro et ses utilisateurs semblaient sortis tout droit d'une photo de David Hamilton, et la vision de la piscine couleur guimauve à la fraise ne m'enchantait pas du tout!
Je rentrais sagement chez moi et me connectais sur un site plutôt rose, pour y papoter avec quelques amis, sur mon ordinateur rose, cliquant ma souris rose, en tee shirt et caleçon rose...
Mes propos eux, loin d'être roses, étaient carrément incompréhensibles... Exemple de dialogue : "cg-haun est r^$or ptr^çè y'onnecer clle tou qye tu n"cutai d"voi y bkanctte de pzy et deon' Mos, jaimz "t... Lz dé"
La honte quoi!
J'étais épuisé de voir tout en rose, à tel point que je finis par me convaincre que tous les hommes étaient des cochons... Ce qui n'est pas entièrement vrai.. Je décidais de stopper immédiatement ce traitement pour nourrissons à la jolie peau toute rose, et risquer de finir habillé en Candy courant après son amoureux dans une vie où tout serait couleur pétale de rose!
Non mais, y'a longtemps que je ne crois plus aux conte de fées!!

03/10/2006

03/10/06 - 17:01

Furor Con Calma

Je ne me souviens de rien aussi doux que sa bouche. comme effleurer un nuage de mes lèvres. Le sillage de son corps était comme une torche qui éclairait le chemin qui me menait vers la profondeur de son intimité.
Notre ciel se chargeait d'électricité, et nos sens déchaînaient orages et ouragans de plaisirs. Assommés par la violence de nos ébats, nous retombions collés l'un contre l'autre, comme si l'océan avait laissé sur nous tout le sel de ses eaux.



Nos ventres et nos poitrines tremblaient aux rythme des vagues, sur une mer redevenue calme et sereine.
Les mains, étroitement serrées comme un récif de corail, tentaient de transformer la lumière en couleurs parfois fluorescentes, jusqu'à constituer d'immense joyaux vivants.
Le feu ne s'était pas complètement consumé, rien n'aurait pu l'éteindre. Nous nous retournions sur les braises encore chaudes, pour goûter une fois et mille autres à leurs douces brûlures.
Nos bouches se cherchaient le long de nos corps jusqu'à se retrouver, pour étancher notre soif.

Je ne me souviens de rien aussi doux que sa bouche. comme effleurer un nuage de mes lèvres. ...

Madrid 20 de junio.. Año... Poco importa que año...

02/10/2006

02/10/06 - 09:35

Donarcikito



Depuis que je voyais ce genre de portraits de famille, postés par un bon nombre d'éditorialistes de GA, je me suis demandé si moi aussi je tomberais dans le panneau.

Bon, style on jette un oeil voir ce que ça donne, et si c'est l'horreur... J'oublie, quelques tequilas et je me fais la série des Alien, histoire de dire qu'il y a pire que moi..

Mais putain, quand j'ai vu la Bette, j'ai dit alors là non!! Quel honneur! En aparté, c'est la Bette Davis à sa grande époque, pas Baby Jane, hein! Qu'un seul y fasse allusion et je lui colle le derrière sur un nid de fourmis rouges, grillées et pimentées ça accompagne très bien quelques verres de mezcal..

Sinon David Beckham... Là, c'est une évidence, c'est mon portrait craché! J'ai dit Mon Portrait Craché!

Les autres, je m'en balance les cacahuètes, je ne les connais pas... Mais bon, pas si dégueu que ça...

I got it... Donarcikito ! Voilà pourquoi je ne trouve pas de mec... Mon homme c'est moi!

Esto se llama.... Una paja mental....

01/10/2006

01/10/06 - 12:04

La Fosse Des Mariannes

Hier, à la force du poignet, et après un moment d'inattention, je suis tombé au plus profond des abysses, là où règnent l'obscurité la plus totale, un froid glacial, et où, entre deux grandes cheminées issues de sources hydrothermales ou volcaniques, j'ai pu croiser des saccopharynx Lavenbergi apparemment inoffensifs, du moins jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule.
Mon envie de reprendre mon bâton de pèlerin à travers la planète ne justifiait en rien un tel voyage, mais poussé du paquebot No-Stress par trois superbes femmes et deux hommes si sexuellement troublants (non je n'en rajoute pas... Ou alors juste un doigt) que largué sans bouée, moi qui suis assez bon nageur, j'ai commencé à couler, happé par le monde du silence.



La promenade fut cauchemardesque, abandonné de tous, solitaire et la peur au ventre, je me suis laissé aller durant longues heures, me disant somme toute que les monstres croisés, et fort heureusement évités, n'avaient rien à envier à certains cafards que l'on peut être amener à rencontrer sur la terre ferme..
Bref, à force de m'enfoncer sous le poids des quolibets de mes charmants compagnons de croisière, je me suis mis en quête de puiser en moi, les forces nécessaires et par un incroyable instinct de survie, j'ai imploré le Dieu Chac afin qu'il déchaîne les éléments, et grâce à la violence de sa pluie bienfaitrice, j'ai pu lentement, mais sûrement remonter à la surface, et à leur grande surprise et déplaisir, me retrouver à leur table.
Faisant comme ci de rien n'était, j'ai sagement repris la partie de taropotixicl là où je l'avais laissée avant d'être sauvagement jeté par dessus bord.
Je voyais bien que ces manantes et ces manants me guettaient du coin de l'oeil, attendant une riposte sanglante de ma part! Ne pouvant leur offrir une bouteille de balché (véritable nectar des Dieux), introuvable sous ces latitudes, je leur proposait de les convier à une bouteille de champagne (bien plus vulgaire) à condition qu'un bel ahkin vienne prendre ma bouche pour le plus tendre et bouleversant baiser que mes lèvres salées par ma longue plongée, attendent désespérément...
J'ai toujours le champagne au frais......

 


O'Kubi Café
219 rue Saint Maur
métro Goncourt ou Colonel Fabien
Si vous êtes...
un garçon qui aime les garçons
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Venez tous O'Kubi Caffe


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Quiero tu tierra tranquila! Quiero tu cielo aquietado!
Quiero tus campos fecundos y tus desiertos colmados
Dame tu piedra escondida para entregarte mi mano.
Dame tus ríos profundos para ser tuyo y ser manso.

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