30/07/2006

30/07/06 - 14:04

Camino Pa'l Pueblo !



Le car qui nous amenait de Madrid au village de mon arrière grand-mère était bondé de celles et ceux qui avaient été obligés de quitter ce petit coin de paradis, caché au plus profond de la chaîne montagneuse de la Sierra de Gredos, pour chercher du travail à Madrid.
Il y avait de l'allégresse dans l'air, les postes de radios fonctionnaient à plein tube, l'un écoutant la rencontre du Real Madrid contre le Recreativo de Huelva, l'autre chantant à tue-tête le dernier succès de Rafael...
Nous laissions la plaine entourant la capitale pour commencer à grimper dans ces montagnes superbes éclaboussés de rivières et torrents.
La fraîcheur des hauteurs se notait au rythme des éventails qui peu à peu calmait le poignet des femmes, des tissus qui disparaissaient des fenêtres pour empêcher le soleil d'entrer.
L'odeur des pins envahissait le car, se mélangeant aux lourds parfums des dames, à l'after shave des hommes rasés de près, et à la cologne nenuco dont tous les enfants étaient aspergés.
Je ne comprenais pas à l'époque pourquoi ma grand-mère restait distante avec les autres voyageurs, alors que mon grand-père toujours aussi charmeur faisait son numéro de séduction comme lorsqu'il était sur scène.
Elle retournait pourtant dans le village où elle était née, où vivait sa mère, sa soeur et son frère. Cette petite femme brune, belle et pétillante, pouvait d'un battement de cil assombrir son doux visage jusqu'à y laisser poindre un éclat de haine. La haine qu'elle garderait toute sa vie pour les fascistes, les guardias civiles, et ceux de sa famille qui en plus de dénoncer des cousins ou des tantes, avaient pris tous les biens de mon arrière grand-mère pendant son exil en France entre 1963 et 1943. Ne pouvant supporter d'avoir quitté une guerre pour une autre, elle était repartie avec ses enfants (ceux qui n'étaient pas morts en France), leur faisant quitter l'école et les ramenant vers une autre horreur, mais celle-là, elle la comprenait mieux...
Etant proche des anarchistes, son frère s'était arrangé pour tout lui confisquer, mais mon "abuelita" sans baisser la tête, sans montrer le moindre accent de colère trouva une maisonnette et chaque jour, elle prenait son cheval pour aller au seul terrain qu'ils n'avaient pas pu lui voler.
Moi, j'étais si loin de tout ça... J'allais au village, "al pueblo", y retrouver mes cousins de Madrid qui déjà m'attendaient...
Le voyage durait près de 4 heures pour faire les 120 kilomètres nous séparant de Madrid, et Burgohondo était le terminus.
Les routes étaient étroites et le car devait fréquemment s'arrêter pour laisser la place à un camion. Je tremblais de peur, car si d'un côté nous étions à flanc de montagnes, de l'autre, il y avait le ravin...

Tous ces souvenirs qui me remontent en mémoire m'explosent les yeux de nostalgie.... Je vais en rester là pour aujourd'hui... Cette époque est chargée pour moi de souvenirs beaux, confus, mais aussi terribles pour un petit bout comme moi, passant de Cuba la révolutionnaire à l'Espagne torturée, par la France où pour moi tout était triste comme si les fontaines du Trocadéro étaient les larmes de Paris...

29/07/2006

29/07/06 - 18:29

Algo Podrido...

Je vomis mes tripes sur un plateau d'argent, pendant que de vieilles ladies sirotent un thé au jasmin, en grignotant des sablés au beurre rance, héritage d'un temps passé où l'Empire Britannique régnait sur le monde.
Je suis l'horreur, elles sont la pureté...
Je suis la gale, elles sont une poudre de riz délicatement parfumée...
Je suis le typhus purulent sur leurs lèvres délicatement dessinées...
Je suis la mort de leur espoir...
Je suis la honte et la révolte...
Je suis celui qui refuse d'être enfermé, d'être étiqueté!
Je suis la colère de ceux qui regardent passer les moutons, les satisfaits, les braves gens quoi!


28/07/2006

28/07/06 - 23:27

No Se Puede Olvidar....

Depuis le 12 juillet dernier, le monde a les yeux rivés vers le Proche Orient et vers cette drôle de guerre, non pas entre deux nations, mais entre une nation et un groupe dit communément "terroriste".
Après plus de 15 jours de raids aériens sur le sud du Liban et sur le sud de Beyrouth, ce ne sont pas 600 terroristes qui ont trouvé la mort, mais 600 hommes, femmes ou enfants.
Ce sont des infrastructures, des routes, des ponts, des écoles qui sont détruits. Ce sont des milliers de personnes bloquées, isolées, des hôpitaux surpeuplés quand on peut encore les appeler hôpitaux.
C'est bientôt la pénurie d'eau, le risque des maladies contagieuses, du choléra.



L'horreur dans laquelle tente de survivre les libanais ne semble guère émouvoir le gouvernement israélien, ni d'ailleurs le peuple de ce pays, puisque seul 10% de la population se prononce contre cet assaut.

Le pire, c'est que nos grandes nations assistent à ce spectacle honteux, sans oser s'élever contre ce criminel ex-alcoolique qui a trouvé son repentir en se nettoyant sa face de porc avec une bible, là encore bien mal utilisée. Ni cette néo-nazie, pianiste à ses heures, haïe par 95% de la communauté afro-américaine, qui voit en elle, une des leurs qui se couche au pied des blancs pour y puiser sa réussite. Et que dire de ce grand démocrate qui ne cesse de défendre des positions contraires à ce qu'étaient à la base ses convictions.

Il n'est nullement question pour moi de contester la souffrance ni la difficultés pour ses milliers de personnes à qui, au lendemain d'une guerre marquée des pires atrocités, on a donné un morceau de désert où ils ont su créer un éden. Sauf qu'à l'époque, personne ne s'est soucié des conséquences futures.

A ce jour, il y a des mots, des colères que l'on ne peut exprimer, sans craindre d'être pris pour ce que nous ne sommes pas. Mais à force de trop ménager les susceptibilités, nous risquons un jour de prendre un vrai coup de massue sur la tête, car si demain le " monde arabe" pour de bonnes ou mauvaises raisons se décide à lever la tête et, comme un seul homme se retourne vers ceux qui depuis des années les satanisent, il ne restera plus que les yeux, de ces soi-disants dirigeants des grandes nations, pour pleurer. Quant au peuple, c'est lui, encore une fois qui souffrira.

Il n'y a que 4 ans que nous sommes entrés dans le nouveau millénaire, et personne n'a su retenir les leçons du passé.

26/07/2006

26/07/06 - 23:44

La Muerte Del Palomo

Pareil que pour toutes les civilisations, les Mayas ont laissé au fil du temps, des contes, des légendes et des fables au travers desquels, ils iinterprétaient de manière originale, la naissance de l'univers et les lois guidant la vie.
Ces histoires m'ont été contées par de vieilles femmes lorsque adolescent, nous passions de longs mois dans le Yucatan où leurs fiers descendants résident encore à ce jour.

Il en est un qui me troublait particulièrement...



Il était une fois un guerrier vaillant et très beau. Il aimait la chasse et se rendait fréquemment dans les bois à la poursuite d'animaux pour satisfaire son plaisir. Par une de ces journées de chasse, il arriva près d'un lac, et là, stupéfait, il contempla une femme d'une telle beauté, qui naviguait sur les eaux claires, à bord de son canoë. Le guerrier tomba immédiatement si amoureux que chaque jour, il revint sur les lieux afin de pouvoir la revoir. Hélas, ces retours s'avérèrent inutiles puisque face à ses yeux ne brillèrent que les eaux du lac.Désespéré, il alla demander conseil à une sorcière qui lui dit :

—Tu ne la verras jamais plus à moins que tu n'acceptes de te transformer en palombe.

—Je ne souhaite que la revoir une fois!

—Si tu deviens palombe, tu ne pourras jamais plus retrouver ta forme humaine.

—Je ne souhaite que la revoir une fois!

—Si tel est ton désir, que ta volonté soit faite.

Alors la sorcière planta une épine dans le cou du jeune homme qui dans l'instant se transforma en palombe. Il prit son envol et se dirigea vers le lac. Il se posa sur une branche, et quelques instants plus tard, il aperçut sa belle, et sans même pouvoir se retenir, il se posa à ses pieds sans cesser de tournoyer autour d'elle. La femme le prit entre ses mains et commença à le caresser, lorsqu'elle vit l'épine à son coup, et lui retira. Elle n'aurait jamais du vouloir l'aider, car l'oiseau blanc inclina la tête et tomba mort au sol. Voyant cela, la femme désespérée planta dans son cou l'épine et en une fraction de seconde, elle se transforma en colombe. Depuis ce jour, on raconte que de cenote en cenote, on peut entendre une colombe pleurer la mort de sa palombe blanche...

Moi aussi, rien que pour le revoir une fois, une seule, je pourrais perdre mon corps pour gagner des ailes qui me porteront jusqu'à lui.

25/07/2006

25/07/06 - 17:44

Bien trop souvent, je reste une bombe à deux doigts d'exploser... Cette arme que l'on doit manipuler avec délicatesse, de peur qu'elle ne ravage tout sur son passage. A trop tenter de me tempérer, je laisse monter lentement en moi, une pression qui risque tôt ou tard de faire sauter la soupape et de libérer des torrents de lave qui détruiront tout sur leur passage.
J'ai perdu le peu de patience que j'avais appris à conserver depuis des années, depuis que je suis en âge d'apprendre et d'entendre ces mêmes mots : "sois patient, tout viendra lorsque ce sera le moment."
Hélas, j'ai toujours cette impression que le moment n'est jamais venu, et à force de l'attendre, j'ai peur qu'il ne vienne pas!
Je m'enfonce dans cette vase de banalité, et jour après jour, mon âme reste prisonnière du néant, comme mes membres qui ne peuvent se libérer de cette masse visqueuse où je m'enfonce lentement !
Certains ont toujours une lueur d'espoir qui les guide, moi aussi, plus souvent qu'il ne peut le paraître, mais cette petite flamme vacille sérieusement, et si je ne trouve pas d'exutoire, j'ai peur qu'elle s'éteigne définitivement pour me laisser inerte sans savoir vers où me diriger.
Assis à moitié nu face au ventilateur, je laisse cet air frais caresser de sa langue douce mon corps engourdi, et l'espace d'un instant, je suis cet oiseau qui prend son envol vers le soleil...

Vole, Marco, vole !

21/07/2006

21/07/06 - 15:46

Mañana !

C'était il y a bien des années déjà... Notre route nous avait conduits bien loin, de Paris à La Havane, de La Havane à Mexico DF... Moi le petit brugnon, je suivais mes parents d'une terre à l'autre, d'un peuple à l'autre, d'amis en amis...
Des fois, je regrettais que ma mère ne puisse pas avoir d'autre enfant, un petit frère ou une petite soeur avec qui j'aurais pu partager des souvenirs en commun... Des souvenirs de gosses, quoi !
Car, depuis que nous étions au Mexique, je traînais plus dans un monde d'adulte... A 14 ans, j'avais couché, et depuis je courais plus la minette qu'autre chose! Elles étaient pas farouches les filles de bourgeois et de diplomates installés là-bas. En plus se le faire avec un fils de "pauvre", de révolutionnaire, de sale gaucho, ça donnait un genre.
Fallait bien le reconnaître, cette société m'emmerdait un max!
Heureusement que nous passions 6 mois par an à Merida, dans cette ville magique à quelques pas d'Uxmal ou de Chichen Itza...
4 ans dans ce berceau des cultures Mayas et Aztèques...
Puis mon père entendit parler d'une possibilité de mission au Costa-Rica, et du jour au lendemain nous quittâmes le fascinant Mexique pour le gris Paris...
L'horreur... A nouveau, je devais retourner dans cette ville si froide !
Mes parents me rassurèrent, nous n'y resterions que le temps de préparer notre départ pour le Costa Rica.
Bien sur... Sauf qu'un soir, cela devait faire 4 mois que nous étions rentré, ma mère me dit qu'elle avait à me parler. Elle semblait bizarre, comme gênée, mais dans son regard, il y avait une drôle de petite lueur de joie...
"Je suis enceinte..."
Merde, j'avais 17 balais et dans 9 mois, je ne serai plus enfant unique...
J'étais fou de joie... Enfin, pas tant que ça, car du coup adios America Latina, nous restions à Paris, et cette pilule fut dure à passer...
Le temps lui, est bien passé... Demain ce petit bout de petite fille merveilleuse se marie... Et du coup, je suis envahi d'une si jolie émotion...
Allez, Marco, tu vas te mettre ton super costume Kenzo acheté pour l'occasion, et te tenir bien droit... Et tout fier... Et tu vas lui faire une grosse surprise, avec les cubains tout frais débarqués avec leur orchestre, des mariachis pour leur jouer la sérénade et toute la folie de l'Espagne pour faire trembler l'Île-de-france...

19/07/2006

19/07/06 - 01:22

Bajando Hacia El Rio Sagrado...

Ils m'ont regardé descendre les marches, une à une. Dans leurs yeux, j'ai vu l'éclat des larmes scintiller, comme ce collier de pierres précieuses qui recouvre le cou d'une lointaine Maharani, comme celle qui assise à sa fenêtre héritière d'Harshakistan ou héritière du néant, d'une vie de luxe au milieu de ceux qui se baissent à son passage, en jetant leurs dernières forces avant de crever.
Plus je m'enfonce vers le bas de cette oubliette, plus je sens monter en moi cette odeur de putréfaction, mêlée aux parfums dont chacun s'est aspergé avant de rejoindre le Grand Fleuve, celui qui, d'un coup de hasard ou de malchance peut les faire voguer, loin, très loin vers la liberté. Les autres ceux qui seront jugés inaptes, les eaux s'ouvriont pour les engloutir à jamais.
Quel sera mon destin, quel sera le choix du passeur... Je n'ai aucune crainte, car sortir le long des eaux du Fleuve Sacré ou y trouver mon dernier refuge... Qu'importe, je serais toujours et à jamais vivant.

16/07/2006

16/07/06 - 21:22

Mancha De Sangre

Sur le mur, il ne restait qu'un peu de sang... Je suis allé vers l'évier pour mouiller une éponge et nettoyer les traces de mon passé.
C'est terrible le sang, plus vous le frotter, plus il s'étale... La tâche se répand sur le mur comme un torrent chargé des eaux boueuses de la terre.
Mon passé se rebelle, il refuse que je le jette aux quatre vents, que je le fracasse contre un rocher, il veut résister, exister, car il est mon sang.
Sur le mur, il ne restait qu'un peu de sang... J'y ai collé ma bouche pour ramasser les restes de ma vie à coups de langue.

11/07/2006

11/07/06 - 15:27

Hablar Con La Musica

A force d'entendre parfois que mes textes n'expriment que douleur et tristesse, j'ai envie de garder quelques temps mes mots pour d'autres cieux, et ne laisser pour le moment que la musique s'exprimer sur mon blog.
Après tout, on peut faire passer de très belles émotions par ce biais.


08/07/2006

08/07/06 - 16:28

Preguntas...



Quelqu'un vient de me laisser en commentaire à mon précédent post, qu'il serait peut être bon que j'arrête de me poser des questions. Qui sait, il a peut être raison, mais chaque personne vit et avance sur sa route, à son rythme, à sa façon.
Depuis que je suis enfant, j'ai passé mon temps à sauter de continents en pays, d'une société à une autre, d'un mode de vie à un autre.
A chaque nouvel arrêt, je devais réapprendre à me mêler, à me noyer dans cette nouvelle masse, pour y puiser mon identité.
Cette vie de baladin a fait de moi une personne qui ne sait plus d'où elle vient, ni même d'où elle est...
Il y a une dizaine d'années que j'ai déposé mes valises à Paris, ville où je suis né. Après toutes ces années passées dans l'univers latin, le changement fut radical, mais pour la première fois de ma vie, je décidais d'être raisonnable, de rester là où ma famille s'était de nouveau installée, retrouver les liens du sang, après avoir été en quête de mes racines.
Ce retour, un changement profond dans les rapports humains par ici, puis la découverte de mon homosexualité, n'ont pas toujours été simples à gérer...
Ne me reconnaissant pas toujours dans cet univers, je me suis 100 fois posé la question de savoir en quoi j'étais différent...
Peut être aurais-je du vaincre mes craintes et me lancer dans le bain des lieux de rencontres ou des sites de ce type. Mais non, ce n'était pas mon fonctionnement, et lorsque l'on ne se retrouve pas dans un univers, on est bien obligé de se demander comment...
GA m'a redonné le goût à l'écriture à un moment où ma vie n'avait plus de sens. En noircissant mon blog, j'évacue un poids qui me pèse un peu trop certains jours !
Je pourrais vivre en me laissant complètement aller, mais ce n'est pas toujours si simple ou évident.
J'ai un caractère qui fait que tout chez moi passe par l'émotion, le ressenti, et de ce fait, oui je me pose beaucoup de questions.... Pour éviter de me blesser, de blesser ceux que j'aime, les autres... Et malgré tout ce que mes textes peuvent parfois laisser présager, une envie irrésistible d'avancer...
J'ai toujours couru après une liberté, celle que m'offrira la sérénité, et je compte bien y parvenir, même si je dois en chemin y laisser des illusions...

07/07/2006

07/07/06 - 18:16



Je n'ai rien écrit de censé ou d'intéressant ces derniers temps, peut être parce que c'est ainsi que je me trouve, comme un homme penché au bord d'un précipice sans fond. Ou alors cette source qui coule si facilement de mon âme, s'est soudain tarie.
Je n'ai pourtant aucun autre désir qu'écrire de me vider de jusqu'à n'être qu'une roche asséchée et hermétique. Briser les silences qui m'étouffent, frapper à la porte du bonheur, en demandant au gardien s'il ne lui reste pas par hasard une clef qui puisse me mener à une chambre de félicité.
J'ai cherché ces temps derniers l'oubli dans les sentiers d'un espoir illuminant mon horizon.
J'ai fermé ma vie à toute autre considération, en oubliant même jusqu'à qui j'étais.
J'ai touché l'illusion sans y croire, qui sait parce qu'elle m'était interdite dès le départ.
On a beau vouloir se montrer raisonnable ou résister, il est des moments où l'on ne peut plus ni se taire, ni feindre.
L'heure de la dure réalité a sonné, et je me retrouve envahi par milles craintes, avec ce poids qui pèse sur mon coeur, qui m'empêche de retrouver mon souffle. Je ne demande rien en particulier, juste une once de bonheur, pourtant on a toujours l'impression d'exiger l'inaccessible...
Serais-je trop ambitieux, mais quelle est ma faute, si ce n'est de chercher à éclairer ma vie.
Depuis mon enfance, je suis celui qui est là, toujours là. Je sais j'en ai parlé dans mon précédent post, mais j'ai parfois besoin de plus de beaucoup plus.... Je n'ai jamais su faire le premier pas, et les rares fois où je me sus avancé, c'était pour mieux reculer à chaque fois.
Il est des personnes qui ne comprennent pas que malgré tout, je souffre et que plus le temps avance, plus j'en arrive à me poser des questions qui n'auront sans doute aucune réponse...
Aujourd'hui, j'ai eu une envie folle de fermer à jamais mon blog, de disparaître de ce site qui m'a pourtant tant apporté, mais qui parfois me revient comme un ennemi que l'on voudrait oublier.
Perdu... Oui, je me suis encore perdu... J'erre de route en route, j'escalade des montagnes, je traverse rivières et océans, mais je ne sais pas où je vais ni qui m'attendra...
J'ai tant fermé de portes que je me suis construit ma propre prison, et j'ai tellement une envie folle et irréversible de m'enfuir de moi, des autres, car à quoi bon rester si il n'existe personne pour vous recueillir...

05/07/2006

05/07/06 - 17:52

El Angel Asesino

Être gentil, être présent, être à l'écoute...
Mots dits et trop de fois entendus... Tendre la main pour leur éviter de chuter, leur offrir un toit pour ne pas les voir abandonnés...
Et le moment venu, se retrouver seul chez soi...



Fuck You !
J'en ai par dessus la tête de n'être que le bon copain !

Per un'ora d'amore non so cosa farei
iIo per un'ora d'amore venderei anche il cuore...

02/07/2006

02/07/06 - 18:43

Mentiras...



Encore une fois les mêmes sourires... Encore une fois, cacher son regard sous des verres teintés... Encore une fois les regarder m'aimer, me donner... Encore une fois m'en aller avec cette impression de les avoir blessés.
J'ai cette honte qui me colle au corps, comme une peau que l'on voudrait tant s'arracher. Je suis le reptile, à l'heure de la mue, qui étouffe d'une exuvie bien trop lente.
J'ai toujours des chaînes qui m'empêchent de me libérer, si je ne les fait pas sauter au plus vite, j'ai peur de m'enfermer à jamais...

01/07/2006

01/07/06 - 20:38

Un Trozito De Mi...



Ses yeux verts d'émeraude me lancèrent une pluie d'éclairs.
" Tu n'es rien, rien qu'un pauvre type, incapable d'aimer une femme, me dit-elle'
J'ai eu envie de la gifler pour cette perfidie. Pauvre conne, tu n'es pas et ne seras pas la dernière femme de ma vie..
Depuis que j'étais avec elle, je n'avais pas eu une seule aventure avec un garçon, ni même le désir. Pouvait-elle comprendre que parfois on peut faire le choix de rester fidèle, par respect pour l'autre, par respect de soi-même. Qu'étant avec elle, je n'avais ni l'envie ni le besoin d'aller voir ailleurs.
Malgré la colère qui s'était emparée de toute mon âme, il me fut impossible de retenir mes larmes. Encore une fois, on me jetait à la face mon manque d'amour.... Mais qu'en savait-elle, cette poupée maquillées, cachant sous airs de punkette en bas de soie, révoltée contre l'injustice de notre monde, un univers de caprices et d'égoïsme.
Elle savait que je l'avais percée à jour, qu'elle ne pourrait plus jamais me manipuler, me faire naviguer d'espoir en désillusion.
Malgré tout, il lui restait une arme, celle contre laquelle, je ne pourrais pas lutter. Vous savez comme lorsque l'on vous plaque un sac en plastique sur le visage, et qu'il vous est impossible de respirer.
'" Quant à l'enfant, reprit-elle, tu sais ce que je te dis..."
L'ordure, je savais qu'elle trouverait un moyen de m'anéantir.... De ne plus jamais me permettre de me relever !
D'un coup, les ténèbres ont envahi ma vie... Moi qui avait renoncé à ma liberté, au pays où je vivais, à ce boulot que j'adorais, pour rentrer dans cette France, là ou jour après jour le malheur, la détresse se rappelleraient à moi !
J'ai couru des années après ce petit bout de chair abandonné dans la cuvette d'un vulgaire hôpital. J'ai essayé maintes et maintes fois de le retrouver.... Mais il est trop tard, on ne revient pas à la vie comme ça.
J'ai préféré tirer un trait sur les femmes, et me suis lancé dans cette quête impossible de rencontrer celui qui saurait partager les bons et les mauvais moments.
Je me suis lprécipité tête la première, vers le premier désespéré qui croisait mon chemin... J'ai voyagé d'échecs en échecs, parce que je le méritais. On a pas le droit de feindre, l'amour ça doit venir du plus profond de soi !
Et puis un jour, pour d'autres raisons, j'ai plongé dans un gouffre, où jour après jour je me bats pour remonter ces parois visqueuses. Je sais que je vais y arriver, car en route, j'ai rencontré mon âme jumelle, celui qui lorsque nous nous regardons, nous voyons un futur où trouver notre place.
Ca fait peur l'idée de réussir, surtout lorsque vous ne pensiez plus qu'à disparaître.
Elle m'a dit que je ne savais pas aimer, elle n'a pas du bien regarder au fond de mon coeur. Je suis incapable de vivre sans amour, sans donner, sans partager, certains sont là pour en témoigner...
Non ma belle, toi qui maintenant mène une vie des plus bourgeoises avec cette enfant offerte à un autre, comme pour oublier l'autre jeté aux ordures... Non ma belle, je pense savoir aimer, car c'est que l'on m'a appris depuis mon plus tendre âge.
La question serait plutôt, pourquoi personne ne veut réellement m'aimer... Suis-je si compliqué, si insignifiant, si laid, pour que personne ne se retourne vers moi ?
Je suis injuste envers certains.... Je le sais bien... Mais parfois aimer ne suffit pas !
Je ne reproche rien, car je suis et resterai un esprit libre, un jour ici, l'autre ailleurs, un gamin qui traîne derrière lui des années et des vies d'exil ! Un rêveur incurable qui vagabonde par les sentiers du destin qui un jour lui ouvrira les portes d'une retraite lointaine et secrète, là où plus jamais je ne permettrais à personne de me blesser, et où de temps en temps, je pourrais imaginer ce petit bout de chair, ce petit bout de moi courant sur la plage, un grand sourire aux lèvres.

 


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Quiero tus campos fecundos y tus desiertos colmados
Dame tu piedra escondida para entregarte mi mano.
Dame tus ríos profundos para ser tuyo y ser manso.

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