30/06/2006Qui Pourrait Savoir Aimer....
Qui pourrait savoir aimer avec les mains pleines, celles que l'on tend spontanément, des mains qui n'attendent pas en retour un merci, juste un sourire, une lueur de bonheur.
Qui pourrait savoir aimer avec la même force que ce sang qui circule de mon corps à mes veines...
Qui pourrait savoir aimer et le porter loin vers ce navire qui le mènera bien au delà des montagnes qu'il n'osait toucher...
Qui pourrait savoir aimer et le faire voler au-delà des cimes enneigées, là où se cache la paix et la sérénité..
Qui pourrait savoir aimer et dans son regard lui donner la force de mille volcans, pour que plus jamais il ne cède le passage aux intrigants...
Qui pourrait savoir aimer pour que sur lui se lèvent des aurores prometteuses de bonheur..
14/06/2006Porque Hay Cosas Que El Corazon No Puede Ocultar...Il arrive parfois que l'on écrive pour ne rien dire, ou trop en dire... Une vanne à glisser, un coup de colère à balancer ou tout simplement, viser ses tripes...
Comme c'est singulier, je me reconnais si bien dans cette description... Il est vrai que malgré ce que l'on pense, lorsque l'on trempe sa plume dans le sang purifié par son coeur, les mots qui en sortent sont d'une sincèrité désarmante...
Il y a quelques mois, ma vie a croisé celle d'un autre, anonyme, comme le sont des millions e personnes qui croisent votre route à longueur de vie.
En l'espace de quelques jours, nos vies se sont conjuguées pour donner vie à nos rêves les plus fous... Ceux qui n'appartiennent qu'aux rêveurs isolés et perdus sur ce bout de planète, sur cette poussière d'univers...
Le temps a fait que nous apprenions à nous connaître, à nous aimer, comme si des liens de sang nous unissaient depuis la nuit des temps...
Tout était comme un long voyage vers l'avenir, sauf que petit à petit, j'ai commencé à sombrer..
Je pensais avoir vaincu mes démons, mais à cause d'un poison versé par erreur dans mon verre, j'i commencé à sombrer dans les tourments les plus noirs... Je croyais m'être embarqué dans la nef des fous... Celle qui hante les mers en emportant les plus désespérés vers un avenir maudit.
J'ai commencé à oublier qui j'étais, au point de me dénigrer, de me flinguer d'une façon si violente, agressive, vulgaire... N'être qu'une vulgaire merde qui encombre le trottoir...
Pendant quelques semaines, l'image que je renvoyais de moi-même était si négative que seule l'oubli définitif de moi-même aurait pu me protéger.
Ces semaines de douleur, il les a vécues, supportées, impuissant face à cette destruction de tous mes idéaux...
J'en ai pris conscience, et j'ai eu peur de le perdre.... Vous avez, on rencontre rarement dans sa vie un diamant à l'état brut...
Malgré sa souffrance de me voir m'auto-mutiler, il est resté là, attentif et présent...
Peu de gens auraient sa force, son courage... Ce qu'il m'a donné, m'a prouvé me rendront éternellement redevable. La place qu'il occupe dans mon coeur est aux côtés des privilégiés, de ceux que j'aiment, de ceux pour qui je serai prêt à donner mon sang, comme si c'est le mien que l'on me volait...
Il y a des mains qui se tendent spontanément, sans rien attendre en retour.... Et ces mains-là sont si belles....

Cette petite fille, c'est peut être celle qui bien des années plus tard, quitta son pays pour découvrir l'amour et y faire pousser la plus belle des fleurs...
10/06/2006
J'ai regardé par la fenêtre, au travers du rideau; la rue était déserte. Toutes les lumières étaient éteintes, le voisinage paraissait dormir.
Je fus pris d'un mélange d'excitation et de haine... Oui une haine viscérale, celle qui vous pousse aux gestes les plus fous, les plus cruels parfois. Je n'en pouvais plus de supporter ses mensonges, ses absences. Ce fait d'être pris jour après jour pour un con, pour celui qu'on traite comme un chien, dont on pense qu'il est crétin et amoureux car il ne dit rien et s'enferme dans un silence absolu.
J'étais à bout, nerveusement fatigué, mais surtout désespéré de reconnaître mon échec... Reconnaître que malgré tout ce que je disais ou laissais entendre, je ne restais avec lui que pour combattre une solitude dont je ne voulais pas...
En moi, le dégoût et la rage s'installaient lentement, sourdement... Comment avais-je pu accepter tout ça, accepter de me laisser manipuler...
Je devais le détruire, le blesser, le faire souffrir, lui faire cracher des larmes de sang, pour purifier l'affront qu'il m'avait fait.
Je me suis dirigé vers la cuisine, cherchant un objet, un moyen d'en finir, de l'envoyer dans un pays d'où l'on ne revient jamais.
Avant que je puisse faire un geste, je me précipitais vers l'évier pour gerber ma colère, ma haine, ma violence, et surtout ma revanche...
Toutes ces sentiments bas et vils disparurent de mes pensées, pour laisser place à un mépris glacial et implacable...
Je quittais cette appartement en laissant tout derrière moi, sans un regard de peur de me salir...
Depuis ce jour, je vomis les menteurs, ceux qui n'ont pas la franchise de dire les choses et se cachent derrière un silence de faux-semblants...
Qui a du temps à perdre... Pas moi, j'en ai bien trop perdu pour me permettre de ne plus continuer à avancer. Una Playa Cualquiera
Ce n'est qu'une plage comme tant d'autres... Là aussi, l'enfant s'élance vers les vagues, se roule dans le sable, construit des châteaux que la mer détruira...
Ce n'est qu'une plage comme tant d'autres... Celle où des familles s'installent pour oublier les tourments quotidiens, les bruits de la ville, la fatigue du travail...
Ce n'est qu'une plage comme tant d'autres... Elle n'est pas aux Bahamas, à Arcachon ou à Bali....
Cette plage est à Gaza, et l'enfant est un gamin palestinien qui rit comme tous les enfants du monde, qui ont cette faculté de sécher leurs larmes par un sourire radieux.
Et puis ce matin, j'ai vu le visage de cette gamine perdue au milieu des corps des membres de sa famille, son désarroi, sa douleur qui déchirait l'écran...
Peut être que les hommes qui ont tiré, n'ont pas assez entendu chanter cette bluette...
Une histoire de plage, mêlée de sable et d'eau,
Dans un coquillage, la voilure d'un bateau...
09/06/2006Libertad
Je n'en peux plus d'en rêver... Je n'en peux plus de la désirer.. De la voir au loin et ne pouvoir l'atteindre...
J'en ai tant besoin depuis le plus profond de moi...
Je voudrais tant m'échapper pour pouvoir hurler ce sentiment de.... LIBERTAD !
08/06/2006Amapola...
Aujourd'hui en roulant en train, à seulement quelques kilomètres de Paris, je les ai aperçus... Comme dans mes plus lointains souvenirs, comme lorsque nous revenions en France... Posés là, le long de la voie ferrée, taches rouges illuminant mon regard d'enfant...
Cette fleur si flamboyante, et si fragile à la fois... Qui meure dés qu'on la cueille, qui se flétrit sous vos doigts...
J'ai eu comme une pointe de nostalgie en les apercevant, et en même temps, un tel accès de bonheur, que pour la première fois depuis bien longtemps, mon coeur a souri profondément, sincèrement...
Algo Como Una Confesion...
Je pourrais remplir des pages et des pages, jour après jour, nuit après nuit pour vomir ce venin qui empoisonne mon esprit. J'ai tant perdu d'illusions que que je pourrais en recouvrir les montagnes qui se sont dressées sur mon chemin. Et pourtant, encore et encore, je cherche à l'horizon, un endroit où il st encore possible de se faufiler.
C'est un peu ça l'espoir, croire toujours et encore que tout est possible, que rien est définitif, que tout peut recommencer.
Si je n'avais pas en moi ce besoin vital d'avancer au-delà de mes forces, même dans les moments les plus sombres de ma vie, même aujourd'hui où je m'accroche pour exister et redevenir le combattant que je suis, alors il ne resterait rien... Pas le moindre souffle, pas la moindre étincelle... Le néant !
Et accepter cette fatalité, c'est accepter de ne plus exister, de n'avoir rien fait, ni donné, ni reçu de toute sa vie. Nous n'avons pas le droit de jeter aux orties l'espoir et l'amour de ceux qui nous ont accompagnés, soutenus dans la joie et la tristesse. L'égoïsme est le début de l'oubli, le matin de la solitude, l'amertume de sa propre existence.
Non, j'ai tant à faire, tant à prouver, tant à partager et à donner. Ma main reste toujours tendue, mon coeur battra toujours à l'unisson de ceux que j'aime, et pourtant j'ai peur parfois de ne pouvoir l'exprimer de crainte de ne pas être parfaitement compris. Il est des gestes qui resteront à jamais spontanés, il est des sentiments que je ne saurai jamais cacher... Et pourtant je reste toujours avec cette angoisse de ne donner que l'impression de quémander ou de m'imposer.
J'ai tant de choses à accomplir, tant de rêves à conquérir, tant d'univers à découvrir que j'ai la conviction qu'il est temps de me lever et de chercher, par delà la tourmente, en écartant les doutes, la route qui me mènera vers mon Eden...
Et si en chemin quelqu'un est prêt à se lancer dans l'aventure, qu'il sache que j'aurais toujours un morceau de pain à partager. Que mes bras seront son refuge les jours d'orage. Que mes mains sécheront les larmes de ses douleurs. Que mon corps sera l'armure qui le protégera des coups de poignard dans le dos...
Que bien au-delà des mots, il ne faut pas avoir peur de trembler parfois, pour ainsi se surmonter et conquérir ce bonheur, cette consécration dont on a toujours rêvé.
Le sentier sera semé d'embûches, mais c'est en tombant que l'on apprendra à se relever, pour montrer qui nous sommes et ce que nous valons!
Oui, aujourd'hui plus que jamais, j'ai envie de changer mon costume de Don Quichotte pour celui de Marco, un mec plein d'espoir et plein d'amour. J'ai décidé d'avancer contre vents et marées, vers cette lueur qui pointe à l'horizon et qui est signe de liberté.
It's no time for agony..... 07/06/2006Vagabundo...
Je ne sais pourquoi ce soir, au moment où tombe la nuit sur Paris, je ressens comme une tristesse ou une pointe de mélancolie poser son voile sur moi...
Elle s'insinue en moi, perverse, blessant mon âme de ses flèches venimeuses...
Pour la combattre, je n'ai d'autre arme que l'écriture, vider mon esprit des maux qu'elle tente de laisser en moi...
Pourtant je sais... je sais que trop souvent, j'ai eu l'impression de ne pas avoir réellement ma place par ici...
Que mes pas doivent m'entraîner loin, très loin vers le sud, de là d'où je viens,. Là où je serai heureux d'exprimer tout ce qu'ici on exprime pas, loin de cette distance, de cette froideur, de cette morosité...
Je ne suis qu'un vagabond qui marche, toujours et encore... Qui voudrait dire.. Qui voudrait toucher... Mais qui n'en a pas le droit!
Je suis le vagabond qui marche, sa maison dans sa tête, ses illusions dans les yeux, aveugle et sourd, car un jour on lui a interdit d'être lui-même... Hijo De La Gran Puta !0060607-12013653764
Il est vrai qu'un pays en crise, avec des millions de dollars qui explosent sous le soleil brûlant d'Irak... Alors que des milliers de jeunes américains se font déchiqueter dans les rues de Bagdad, Bassorah ou Mossoul...
Tout ça n'est que du menu fretin pour la plus grande démocratie au monde ! Et surtout pour son Président alcoolique repenti, sa bible en main et son bâton de pèlerin traçant la voie d'un extrémisme religieux plus dangereux parfois que celui de l'homme aux souliers rouge pantin !
Donc afin d'endormir une population gavée de hamburgers et de beurre de cacahuète, notre cher ex biturin devenu mystique, souhaite redéfinir la notion de mariage en y inscrivant que l'union sacrée n'est envisageable et reconnue qu'entre un homme et une femme !
Remettre sur le tapis la perversion de certains hommes ou femmes me semble déplacée, alors que dans son pays, la pauvreté ne fait que croître au même rythme que dollars et GIs disparaissent... 02/06/2006El Mago De Los Sueños
J'ai envie de devenir un magicien qui réalise des rêves... Je sais, ça peut paraître utopiste, mais moi j'y crois !
Du coup, voilà un nouvel objectif que je me suis fixé !
Attention, je ne veux pas jouer les samaritains... Je suis et resterai toujours un "revolucionario"... Mais malgré les cris et la bataille (que c'est beau ce mot...), je veux offrir du bonheur !
Bon faut pas se gourer sur la marchandise hein !!!! Lo Siento....
On a beau se convaincre que le calme revient, il reste toujours quelques réactions viscérales planquées en soi, pas vraiment motivées par le ressenti, mais plus par un poison qui circule dans votre cerveau, et dont les effets ne se sont pas encore complètement estompés.
J'ai mal et honte de certains mots dits ce soir...
Il y a des personnes que l'on respecte tant, et apprécie avec une si profonde sincérité, que l'on ose imaginer les blesser.
Je sais que la tolérance et la compréhension font partie de son langage, mais je dois réfréner ma trop grande franchise et mesurer mes propos.
Tu ne sais pas à quel point, je me sens honteux et petit d'avoir eu à jouer la grande scène de l'acte 3.
Il y a des personnes que l'on souhaite protéger, que l'on souhaite voir s'envoler vers les plus hauts sommets. Je sais que que ses rêves sont à portée de main, peut être est-ce la raison qui me rend plus exigeant, mais qui en aucun cas , n'excuse mon attitude...
Parfois votre route croise une âme jumelle, c'est un trésor qui n'a pas de prix, alors il faut avant tout savoir le garder.
Il existe quelque part une île perdue, mais pleine de bonheur. Je souhaite faire partie du voyage des rares privilégiés qui t'y accompagneront.... Alors je me tais.... Juste encore une fois dire I'm sorry.
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