31/01/2006

31/01/06 - 17:31

Bye Bye Mrs. King



Coretta Scott King, la veuve du Pasteur Martin Luther King, Jr. nous a quitté hier.
Née à Heiberger, Alabama en 1927 et élevée dans la ferme de ses parents, elle fut très tôt exposée à l'injustice d'une société ségrégationniste.
Afin de pouvoir aller à l'école comme n'importe quel autre enfant, elle devait faire près de 9 km pour pouvoir se rendre à la Crossroad School à Marion, puisque les bus de ramassage scolaire étaient réservés aux blancs. Excellente élève, elle fut diplômée en 1945.
a partir de ce moment, elle commença à prendre une part active au sein des défenseurs du récent mouvement sur les droits civils.
A Boston, elle rencontra un jeune étudiant en théologie, Martin Luther King, Jr., et sa vie en fut bouleversée à jamais. Ils se marièrent le 18 juin 1953; la cérémonie fut célébrée par le père du marié, le Révérend Martin Luther King, Sr.
La suite de l'histoire, tout le monde la connaît. La lutte pour les droits civiques de Martin Luther King, Jr. en organisant et dirigeant des marches pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les afros-américains. La plupart de ces droits ont été promus par la loi américaine «Civil Rights Act» et le «Voting Rights Act».
Il est surtout connu pour son discours «I have a dream» (J'ai fait un rêve), prononcé le 28 août 1963 devant le Mémorial Lincoln à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontre John F. Kennedy qui lui apporte un grand soutien pour la lutte contre la discrimination raciale.
En 1954, Martin Luther King est devenu le pasteur de l'église baptiste de l'avenue Dexter à Montgomery, dans l'Alabama. Il était le leader du boycott des bus de Montgomery en 1955, qui a commencé quand Madame Rosa Parks a refusé de céder sa place à une personne de couleur blanche. King a été arrêté durant cette campagne, qui s'est terminée par une décision de la Cour Suprême des États-Unis déclarant illégale la ségrégation dans les autobus.
En 1964, Martin Luther King s'est vu décerner le Prix Nobel de la paix. Inspiré par l'œuvre de Gandhi et membre de la branche américaine du Mouvement International de la Réconciliation, il est considéré comme un des leaders les plus importants de la non-violence au XXe siècle.
Peu avant sa mort, il avait renforcé son combat pour défendre les Noirs par un combat pour défendre les pauvres.
Il sera assassiné le 4 avril 1968 à l'âge de 39 ans sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee, en préparant une marche locale destinée à appuyer le syndicat d'ouvriers noirs de l'hygiène de la ville qui était alors en grève. L'assassinat a mené une vague d'émeutes nationales dans plus de 60 villes. Quatre jours plus tard, le Président Lyndon Johnson déclara un jour de deuil national pour le chef de Droits civiques. Le même jour, une foule de 300 000 personnes assistèrent à son enterrement. Après sa mort, ce sera son bras-droit, Ralph Abernathy, qui prendra la tête du Southern Christian Leadership Conference (SCLC) que dirigeait jusqu'alors Martin Luther King.
Son assassin James Earl Ray était un franc-tireur et un militant ségrégationniste présumé. Il fut par la suite condamné à 99 années de prison. Mais un procès qui eut lieu en 1999 a remis la première version des faits en cause, en raison de nouveaux témoignages.

En 1969 , Coretta Scott King publia le premier volume de son autobiographie, Ma Vie avec Martin Luther King Jr. Dans les années 70, elle fonda une association "the Full Employment Action Council", avec l'aide de 100 religieux, travailleurs, businessmen, et des associations de droits civiques et de liberté des droits de la femme, dédiée tà promouvoir les droits au plein emploi de tous les citoyens.

Elle est décédée hier des suites d'une crise cardiaque en août dernier, elle avait 78 ans.

31/01/06 - 03:09

Cauchemar !

Je suis retourné sur les lieux du crime... Le cadavre avait disparu, il ne restait aucunes traces de mon méfait.... Une sueur froide commençait à couler le long de mon cou. Je ne sentais même plus les odeurs de sueur, de sang et de poudre mêlées. La pièce était impeccablement rangée, la chaise où je l'avais bâillonné et qui avait quelque peu cédé alors qu'il cherchait à se débattre, était comme neuve, parfaitement posée près de la table.
Saisi de terreur, je me mis à reculer d'un pas hésitant, hagard et saisi d'une angoisse ! Avant même que je puisse me retenir, je fus saisi de nausées et je me vidai les tripes sur moquette immaculée.. A genoux, je laissais s'échapper l'horreur d'un geste commis dans un moment de rage, et dont rien ne semblait plus subsister. d'un revers de la manche, je m'essuyai la bouche, et tentai péniblement de me relever pour pouvoir m'enfuir au plus vite!
Je sentis une main me saisir la nuque et m'écraser la tête au sol. J'en eu le souffle coupé, je ne pouvais même pas crier. La poigne me maintenait avec une telle force, qu'il m'était impossible de me dégager, ni même de tourner la tête pour voir son visage. Je ne sentais que cette odeur poivrée de Farenheit, cette odeur qui me remuait l'estomac, qui s'imprégnait dans l'air, dans mes narines jusqu'à en provoquer un profond dégoût.
Il baissa son visage près de mes cheveux, son souffle saccadé résonnait à mes oreilles... D'un geste brusque, il m'arracha mon tee shirt laissant mon dos nu, Je me mis à frissonner, lorsque je sentis sa lame parcourir mon épine dorsale.
J'étais à sa merci, un jouet entre ses mains avec lequel, il allait pouvoir assumer tous ses désirs les plus de malade psychotique,,.
Il commença à enfoncer sa lame sur ma peau, et à tracer un dessin que je reconnu sans la moindre hésitation, le joug et les flèches, le symbole de la Phalange, de ses bâtards criminels qui avaient semer l'horreur dans mon pays pendant près de 40 ans...
Ceux qui ont poussé des milliers d'espagnols sur les routes de l'exil, des centres de détention, de la torture, de la mort prononcé para garrottage ou vers des fosses anonymes...
Le retour de la droite conservatrice et gangrenée par tous les nostalgiques de la dictature, de l'Opus Déi ou simplement d'anciens membres des jeunesses fascistes comme l'était Aznar, leur avait redonné une raison d'espérer.
Nous avions repéré certains des anciens bourreaux, délateurs, assassins isolés qui n'eurent aucun remords d'assassiner des membres de leur familles, des amis ou des voisins... Et qui continuaient à parader impunément dans les rues de la ville, aux vêpres chaque soir...
la démocratie rétablie, l'horreur semblait oubliée à jamais... Même le coup d'Etat de ce paranoïaque de Tejero qui avait surpris l'Espagne, le 23 février 1981, semblait bien loin ! La prise de position du Roi pour la sauvegarde de la démocratie permis que le vent de panique ne se prolonge pas plus de 24 heures...
L'arrivée de la gauche au pouvoir avait rendu espoir aux millions d'espagnols, et bon nombre de ceux qui s'étaient installés à travers le monde, avaient entrepris le chemin de retour!
Lui était resté caché anonyme comme tant d'autres, plutôt que devoir à rendre des comptes !
Il prononça enfin ses premiers mots... Son parfum, mais surtout sa voix me rendirent hystérique. Il était cet homme qui levait de jeunes garçons en manque de leur dose de dope pour la nuit et auprès de qui, il pouvaient réaliser ses fantasmes les plus fous.
De nombreux parmi eux, n'étaient jamais réapparus sur les trottoirs de la Calle Almirante. Les autres "chaperos" adossés aux murs de c
Au moment, où il commença à enfoncer sa lame cette rue plutôt bourgeoise commençait à craindre pour leur vie, ,et peu à peu disparaissait de leur coin de trottoir.e peu à peu partait à la recherche d'endroits plus animés, comme la Calle Espoz y Mina où se retrouvaient ceux et celles que la drogue avait déjà partiellement rongé..
Pour la première fois de ma vie, je me sentis confronté à la mort... Je ne pouvais m'empêcher de penser aux miens, parcourant la ville d'un poste de Guardia Civil à un autre...
Ils ne trouveraient rien... Aucune trace de moi... Je vivais mes derniers souffles de vie...
Lorsque la lame s'enfonça rageusement et profondément entre mes côtes, je me mis à sangloter et à hurler comme un porc qu'on égorge.
J'entendis quelqu'un crier mon nom, des pas se rapprocher de la pièce en courant... Au son de sa voix je reconnu ma grand - mère et avant même que je puisse lui crier de se sauver et d'embarquer toute la famille avec elles, je sentis sa main se poser sur mes cheveux...
"Réveille-toi", me dit-elle d'une voix douce et ferme.! elle me prit dans ses bras me berçant comme un enfant.
Elle me regarda avec tendresse, mais dans ses yeux, brillaient des flots de larmes prêts à se libérer...
"Ce rêve, cette agression du passé, me hante moi aussi, trop de nuits, pour que je puisse me coucher, sans une certaine angoisse..., Ils cesseront le jour où l'Espagne se débarrassera de toutes ces ordures, de tous leurs vestiges, de cette croix gigantesque dressée au-dessus d'une basilique creusée ans la roche et renfermant les dépouilles de José Antonio Primo de Rivera et de son plus fervent admirateur, le criminel Francisco Franco !
Le jour où un gouvernement se décidera à faire exploser ce foyer de nostalgique, sculpté à mains nus par des milliers de prisonniers politiques, jour après jour, rendra orphelin cette poignée de nostalgiques, de militaires en retraites, de délateurs et de membres du clergé qui continuent de révérer les tombes de ces chiens !
Un jour se rêve s'estompera, mais jamais tu ne pourras oublier, et ce la reste prmordial pour notre espoir...
Ces événements devront à jamais rester au plus profond de toi? Tu es comme tant d'autres le gardien de notre mémoire... Parles-en autour de toi pour que chacun garde en mémoire ce que nous ne poumon mettre, place pour éradiquer cette Hécatome provoquée vers des mollets d'innocents...

28/01/2006

28/01/06 - 19:23

Nostalgico... Si !

J'ai une certaine nostalgie de chaque instant de ma vie, pas seulement de mon enfance. Qui sait peut être car mon enfance, celle qui subsiste dans ma tête, ne s'est jamais terminée.
J'ai la nostalgie de tant de bons moments passés. Et lorsque je me sens perdu, je pars à la recherche de ces trésors cachés au plus profond de mon âme. Même si parfois, je laisse l'impression de pas tenir la distance, de rester comme absent, c'est sûrement parce que je suis allé quelques instants me ressourcer dans les eaux lointaines de mon passé.
Cette escapade me permet de chasser quelques nuages qui parfois assombrissent mon ciel. Juste une lueur pour me redonner envie de sourire, de regarder et d'écouter.
Et de me protéger de mes propres démons, ou d'autres...



Si je suis triste parfois, c'est tout simplement parce que la vie coule en moi....

27/01/2006

27/01/06 - 00:13

Ras-Le-Cul !

Je suis allé voir ce fameux "Brokeback Moutain" dont tout GA parle...
Je ne vais pas vous asséner une énième critique, non !



Je suis juste médusé par un éclat de rires d'une salle en majorité gay, lorsque une épouse aperçoit son mari embrasser un autre homme, et montre sa blessure !
J'ai eu envie de péter la gueule du "Connasse" qui pleurnichait à la sortie, que lui aurait préféré se suicider que de vivre dans un trou où tu danses sur Dolly Parton et ne trouves pas un revendeur Gucci à 10 mètres...
Je ne crois pas qu'être gay soit synonyme d'être con... Pourtant, c'est l'impression que laissent certains !

Pardon, pour ce coup de gueule, mais parfois, j'en ai ras-le-cul !

Non Maléficio, pas bordé de nouilles....

26/01/2006

26/01/06 - 13:41

Parlez-moi d'amour...

Comme elle est jolie, cette petite vieille, nourrissant les pigeons du jardin public.
Comme ils étaient riches et innocents, les hommes de sa vie...
Heureux, ils partirent vers l'au-delà, les pieds devant et dans la bouche, une dernière gorgée d'un café de Colombie exquis... Celui qu'elle leur préparait avec amour... Un doigt de cognac et une petite goutte d'arsenic...



Maintenant, c'est moi qui vais te baiser, vieille loque ! glousse le vautour en lui soufflant son haleine méphitique dans l'oreille...

Au fait, vous n'hésitez pas ! Je suis toujours heureux de recevoir des amis pour boire un 'ti café... J'ai de très bons thés aussi...

23/01/2006

23/01/06 - 04:20

Llegar Hasta El Mar...

Je vais, je viens entre l'envie et le refus d'écrire les mots qui m'aident à me retrouver. Je suis pourtant convaincu que ces pages si profondément miennes, sont des gouttes de mon histoire passée et présente, de mes colères, de mes joies, de mes peines... Mais aussi celles de mes délires et désirs...
Cette démarche importante pour moi, est teintée de gêne. J'ai le sentiment d'une telle impudeur, de balancer mes instants de vie, les images qui explosent dans ma tête, à la face du monde.
Je livre mes entrailles, des choses dont je n'ai jamais parlé, que moi-même j'ai refusé de voir.
Je me vide littéralement, sans réfléchir aux conséquences.
Je me sens souvent nu, comme cette femme offerte aux regards d'une société qui la regarde se donner aux hommes sans vergogne...
Je ne crois pas qu'elle le fasse par plaisir, mais juste pour survivre. Si moi, je ne laissais pas couler tous ces flots, je crois que j'aurai fini par exploser... Qui sait par partir...
Je suis rentré dans un tel engrenage, que je ne plus arrêter ce fleuve né de ma source, et coulant lentement pour rejoindre la mer.
Cet océan de sérénité que jour après jour, je tente d'atteindre afin de me mêler à ses eaux...

22/01/2006

22/01/06 - 13:42

Par Pure Résignation !



Le pire pour un type dont les veines sont chargées d'un sang anar et révolutionnaire, c'est d'avoir à balancer sur son blog, le nom d'un mec qu'il excècre, comme tous ceux de son espèce, Gilles de Robien

21/01/2006

21/01/06 - 17:13

Retrouver Ses Peurs

Plaisirs cachés... Besoins refoulés... Cette odeur si puissante d'urine et d'ammoniaque lorsque nous passions à côté..
Certains peuvent regretter les rencontres furtives... Les regards échangés... Des mains qui frôlent des sexes s'enfuyant pour un bref instant de leur prison, du carcan d'une société où aimer son propre reflet restait interdit...



Je n'en ai pas la nostalgie.... J'aurai plutôt envie de ne jamais être passé si près ce jour là, avec mon pain dans la main...

Il était un enfant qui ne comprit jamais pourquoi un homme le prit par le bras et le poussa de force à l'intérieur. Aucun son ne sortait de la bouche du gamin terrorisé... De longues minutes passèrent avant qu'il puisse hurler...

Il y avait ceux qui cherchaient à jouir de la main, de la bouche d'autres hommes... Ces hommes obligés de se retrouver dans cet endroit nauséabond, rare endroit où ils pouvaient exprimer leurs désirs...

Et, il y avait les autres, les ordures... Ceux qui n'ont pas hésité à détruire une part d'enfance du gamin. Il lui fallut bien des années pour comprendre que tous n'étaient comme eux...
Et qu'un jour, bien des années plus tard, il apprenne à aimer ceux qu'il avait tant haï..

20/01/2006

20/01/06 - 00:22

La Esperanza Se Llama...



L'espoir a un nom pour des milliers de Chiliens...

Une femme à la tête du Chili. La candidate socialiste Michelle Bachelet a remporté dimanche 15 janvier l'élection présidentielle avec plus de 53% des voix, devenant ainsi la première femme à accéder à la fonction suprême dans ce pays andin qui se débat encore avec les séquelles de la dictature d'Augusto Pinochet.
Michelle Bachelet a évoqué son père général victime de la dictature, promettant de se mettre au service des citoyens à la tête d'un pays qui "surprendra le monde" d'ici 2010.
"Je n'ai pas eu la vie facile, vous le savez mais qui a eu la vie facile ?", a lancé la nouvelle présidente visiblement très émue devant des dizaines de milliers de sympathisants.
Comme son père, un général proche du président Salvador Allende, Michelle Bachelet, 54 ans, fut emprisonnée et torturée sous le régime Pinochet puis s'exila avec sa mère Angela Jeria, avant de revenir terminer ses études de médecine au Chili.
Cette pédiatre de formation est mère de trois enfants et a été mariée deux fois, un sujet encore sensible dans un pays très catholique comme le Chili. "Femme, divorcée, socialiste, agnostique: tous les péchés réunis", plaisante-t-elle.
La présidentielle de dimanche était la quatrième élection libre au Chili depuis le départ du pouvoir du général Pinochet en 1990, après 17 ans de dictature.

19/01/2006

19/01/06 - 17:36

Un groupe qui tend vers la vraie, la bonne new wave à la Bauhaus... Et un morceau qui m'explose la tête !



With my eyes closed
I'll look closer
I'll always remember

Juggernauts screaming to a stop
Sound like devils are laughing

I wanted to see, I wanted to see
I wanted to see this for myself
I wanted to see, I wanted to see
I wanted to see this for myself

These dark pubs, we drink in
Somehow light up when I'm with you

I wanted to see, I wanted to see
I wanted to see this for myself
I wanted to see, I wanted to see
I wanted to see this for myself

I wanted to see, I wanted to see
I wanted to see this for myself
I wanted to see, I wanted to see
I wanted to see this for myself
For myself...
For myself...

19/01/06 - 09:34

L'Odeur De La Délation



Le délateur se confère en effet une sorte de magistrature soudaine et puissante. Il est celui qui met en marche le mécanisme des procédures, il devient en quelques minutes, par son acte même, accusateur, juge et bourreau. Comme il serait intéressant de pouvoir observer le délateur au moment où, épelant avec frémissement tel prospectus suspect, il découvre le trait qui permet la plainte au parquet! On verrait dans ses gestes, on lirait sur son visage quelque chose de la joie d’un gueux chercheur de poux. Et c’est bien sous cette apparence que je me peins le dénonciateur: c’est un chercheur de poux.
Dans le cas de ces zélés collègues, inspectant les blogs à la recherche de la moindre injure les concernant, et découvrant les écrits de ce proviseur, ils sont devenus la merde de l'humanité, ceux qui au Chili ou en Argentine envoyaient à la torture des professeurs ayant cité Garcia Marquez, ou encore plus près de nous, cette facilité qu'avaient certains français à dénoncer pendant l'occupation..
Et dire qu'ils sont censés apporter aux générations à venir, éducation, culture, ouverture d'esprit, civisme et tolérance...
Honte à eux !
Rendons leur l'honneur d'éviter ces excréments polluant les trottoirs de notre société !

18/01/2006

18/01/06 - 18:05

L'Enfance Oubliée

Comment nous appelle-t-on déjà... Des enfants ! C'est le terme employé là-bas dans ces pays dits civilisés, ceux qui nous oublient depuis si longtemps, nous les gosses du Darfour nous ne savons même plus ce qu'est l'espoir.
La guerre qui ensanglante les trois Etats du Darfour, à l’ouest du Soudan, depuis février 2003, a provoqué l’une des plus graves catastrophes humanitaires de ce début de siècle. Chaque jour, nous essayons de fuir les mêmes scènes de désolation et de pillage : des assassinats, des viols, des pillages, des attaques à l’aube, des villages brûlés, des routes coupées, et la destruction de tous les biens, y compris le bétail et les sources d’eau.
Parfois, on voudrait être loin, bien loin de cette odeur de mort...



"Le temps de l'enfance est court. Il ne se rattrape pas."
Cette jolie phrase a été prononcée par Chirac, le 6 janvier 2000.
Eux c'est la mort qui les rattrape, jour après jour...

16/01/2006

16/01/06 - 23:18

Entrañas

Je brûlerais ton nom, si jamais une bouche le chuchote à mes oreilles. Je le sortirais de mes entrailles tel un foetus arraché à la honte et au désespoir. Je ne laisserai aucunes de tes chaînes s'accrocher à ma mémoire. Tu ne seras plus que l'ombre de toi même, l'ombre d'un néant qui a tenté de m'entraîner dans sa dérive...
Pourtant, si tu avais voulu, si tu avais été prêt, je me serais couché à tes pieds pour baiser le sol foulé par tes pas. j'aurais épousé la forme de ton ombre pour t'emporter dans un pays où les amants se donnent jusqu'à la dernière goutte, comme un vin enivrant que l'on boit jusqu'à la lie.
Tu préfères te noyer dans les transparences du paraître, qui sait; peut être pour mieux disparaître...
Je ne resterai plus très longtemps à t'attendre. D'ici quelques jours, ton nom dans ma bouche aura le goût amer de la feuille de coca que l'on mâche pour couper sa faim... Moi c'est ta vie et jusqu'à l'ombre de ton dernier souvenir que je broierai dans l'indifférence de celui qui n'a plus rien à perdre, mais qui sait, tant à gagner...

16/01/06 - 18:31

Armas...

Ne me prends pas les armes avec lesquelles je parviens à me défendre de l'intrigue qui se tisse autour de moi. Celles qui m'aident à me lever chaque matin, à l'aube d'un nouveau jour, et me persuadent que la lutte est loin d'être finie.
Ne me laisse pas les abandonner, persuadé qu'elles ne me sont plus utiles, et que je peux subsister sans elles.
La vie m'a démontré mille fois à quel point j'en ai besoin, et que je ne peux vivre sans elles.
Elles sont le bouclier me protégeant de mes propres faiblesses, évitant les coups portés par mes pires ennemis, ceux qui jour après jour, tentent de me blesser d'une flèche empoisonnée.
Sans elle, trop souvent, les bras baissés, immobile face à l'adversité, mes larmes, flots d'océans, me noieraient dans une détresse inutile, sortie de mon propre imaginaire.
Tu sais très bien, quelles sont mes armes, sinon pour quelle raison te demander de ne jamais me les ôter.
Mes armes ne sont ni des fusils, ni des bombes faites pour tuer, car je n'ai aucune envie de donner la mort à autrui.
Non, mes armes sont la confiance, la persévérance, la ténacité, l'espoir, l'amitié et par dessus tout, l'amour.
Tu avais besoin que je te le rappelle, pour que tu comprennes à quel point, elle me sont nécessaires.
Alors, je t'en supplie, ne permets à personne de me désarmer.

11/01/2006

11/01/06 - 17:28

Hielo Y Fuego !

J'ai de la tristesse qui me colle à l'âme avec une telle force que j'ai peur de la voir m'envahir tout entier, jusqu'à ne plus laisser en moi le moindre soupçon de félicité...
Je me suis passé en boucle, toutes les chansons les plus tristes et dramatiques qui existent, comme pour me laisser guider par ces petites histoires, et vibrer dans une tragédie digne de Marifé de Triana.
J'étais au fond du gouffre, lorsqu'une mélodie a résonné... Que faisait-elle parmi cette compilation d'amours perdus, d'amants désespérés, de vies foutues...
Une fois le moment de stupeur passé, je ne sais comment l'expliquer, mais ma jambe a commencé à bouger, ma main à marquer le rythme, mon corps à se déhancher...
Putain de racines ! Alors que je suis là profondément abattu... Portant en moi toute cette tristesse ancestrale...
Rien qu'une chanson un peu rythmée, et le feu brûlant en moi fait fondre la glace de mes lèvres.



10/01/2006

10/01/06 - 20:10

De Que Me Sirve Esperar...



Je suis las de chercher des réponses là où il n'y a rien d'autre que du vent... Les mots semblent être oubliés aussi vite qu'ils ont été dits, et pourtant je continue d'attendre. Je ne sais plus vraiment pourquoi, je continue d'espérer.
Il y a souvent chez les hommes aimant d'autres hommes, comme une peur infinie d'aller de l'avant... Ou c'est pour éviter de nous blesser, pour nous protéger.... Je ne sais...
Je me pose encore et encore la question si redoutée, pourquoi ne pas dire les choses simplement ? Pourquoi ne pas répondre à un message laissé ? Est-si difficile de dire si ce n'est qu'un merci et au revoir....
Parfois, j'en viens à me demander pourquoi avoir fait le choix de la difficulté... C'est terrible de se convaincre qu'avec les filles tout semblait plus simple...
Ou alors, c'est simplement moi !
Moi qui n'éveille aucune envie d'aller plus loin, aucun désir, aucune passion... J'aime à espérer de pouvoir enfin rencontrer la sincérité ! Elle reste et restera ma seule exigence...
Je voulais mes mots cruels... Mais ils ne sont que le reflet de ma résignation...

10/01/06 - 00:52



Je n'ai pas le privilège des larmes...
Elles n'ont pas la couleur de la douleur, de la détresse ou du désespoir...
Elles ne sont que le reflet de mon âme...
Et avant de devenir fou, je me laisse envahir par ces notes et ces mots mélancoliques, par trop tragiques ou insipides... Ils font partie de ce coffret où est gardé ce collier de larmes, mémoire de mes émotions...

Credo

Non c'est rien

Quand on ne vous aime plus

Mon dieu

Libérame

09/01/2006

09/01/06 - 13:06

Huellas Que Desaparecen...

Le jour se lève. Mes pupilles s'illuminent du même rouge sanguin qui teint le ciel. Du port, me parviennent le cris des mouettes tournoyant autour des bateaux ramenant la pèche de la nuit.
Je frissonne, alors que quelques instants auparavant, j'avais chaud, tellement chaud
La nuit s'est enfuie, avec elle se sont éteintes les dernières braises de notre passion. Je t'imagine,endormi, enroulé dans tes draps froissés.
Le vent caresse mes cheveux. Penché au balcon, je perçois l'arôme métallique de la mer proche, j'écoute le rugissement des vagues, Je découvre la plage se dorer aux premiers rayons de Phoibos.
Soudain, tu es là, juste derrière moi. Je ne te vois pas, seul je ressens ta présence. Je me retourne et te regarde, debout, collé à la fenêtre du balcon. Tu t'es enveloppé dans le couvre lit.
Brièvement, tu me souris, Je t'imite. Pendant quelques instants je voyage dans nos souvenirs, notre rencontre, ce festival de paroles y d'alcool pour enfin oser une première caresse, un premier baiser. Et ce tourbillon de plaisir et de sexe corollaire d'une alchimie précise.
Malgré le fait que durant cette nuit, nous fûmes l'un à l'autre, je réalise que je ne te connais pas. J'aimerais tant de découvrir, et je me demande si ce sera possible. Je ne sais pas si tu veux savoir plus de moi que ce que tu as pu trouver cette nuit.
Je m'approche de la fenêtre. Je te caresse à travers la vitre. Tu fais tomber le couvre lit comme pour t'offrir à mes mains. Séparés par cette transparence, nous nous collons l'un a l'autre, tentant de réchauffer nos corps rafraîchis par cette matinée de printemps. C'est l'instant magique et illusoire qui précède notre séparation.
Pourquoi parler? Les mots se taisent lorsque les yeux dialoguent. Tu t'écartes de la fenêtre et retournes t'allonger sur le lit. Pendant un instant, je peux voir la courbe délicieuse de tes fesses.
Je respire encore une fois l'air marin et je rentre dans la chambre. Tu es là, nu, ton portable à la main. J'essaie de me rappeler les images de cette nuit, le contact de ta peau, la chaleur de tes lèvres.
Comme soulevé par la brise marine, je sens mon désir s'éveiller. J'ai une envie furieuse de m'allonger contre toi, de te retirer ton portable de la main et de le jeter dans un coin de la pièce, et revivre les passions de la nuit.
Mais... Pourquoi retarder l'inévitable? Pourquoi tenter de sauver ce qui n'était pas destiné à survivre, dès les premières minutes?
De ma paume ouverte, je t'adresse un au revoir Toi aussi, tu souris, je ne sais pas si c'est à moi ou à la personne avec qui tu parles. Je descends vers la plage et je m'éloigne lentement, mais d'un pas ferme. Le soleil commence à réchauffer de ses rayons cette fraîche matinée. Bientôt nous ne serons plus que le souvenir d'une courte passion, de deux corps soumis offerts à la passion et au plaisir.
Instants fugaces que le temps se chargera d'effacer, pareil aux vagues qui font disparaître les traces laissées par mes pieds sur le sable humide...

09/01/06 - 08:20

Ma Top Liste 2005

Mes plus beaux moments cinématographiques...












08/01/2006

08/01/06 - 16:31

Silencio



Sólo el silencio, el silencio que guarda
y como "guarda" de los misterios y secretos
imágenes que duermen en lo profundo del lago
transparente de los sueños, saben lo que somos,
hijos de las primeras hojas del otoño,
de los largos inviernos y los veranos ásperos
como frutos de nísperos, cuando nuestras bocas
eran fanales abiertos a la lascivia de la infinita
luz, del infinito sueño de la plenitud,
en la cual no estamos dormidos ni despiertos.
Después el bronco viento que despierta,
—la ácida nieve que gotea sobre el corazón,
el tiempo devorándolo todo—, el escarnio de
la carne crucificada del Titán, la soledad del
amante que bebe en el profundo grial de la traición—,
todo, todo, y sin embargo, algo, un misterioso duende
nos lleva de las manos, empujándonos al camino
sin término, donde quizá, en la mezquita
oscura donde moran los dioses, encontremos
la comprensión y el "duende" revelado en la sangre
que nos trajo a este mundo.


Oscar Portela


08/01/06 - 08:24

Insomnies

Je préfère m'éloigner d'ici, car je ne veux plus m'entendre. De ma voix s'échappe l'écho d'autres voix qui tentent de répondre aux maux prisonniers de mes pensées.
Je n'ai besoin d'aucune confession, et n'ai que faire du repentir. Je fuis de moi pour éloigner les corbeaux et ceux qui affirment qu'il ne reste rien d'humain en moi, rien d'autre qu'un gouffre où se précipite le malheur.
Quelle triste solitude que de feindre l'amitié, déambulant entre des miroirs ne reflétant rien d'autre que sa propre image, dix fois, cent fois, mille fois...
Je suis mort à plusieurs reprises jusqu'au jour où j'ai quitté le labyrinthe des jours funestes d'une haine sourde à la détresse. Etranger à moi même, je ne voyais pas que des lambeaux de vie restaient accrochés à mon existence naufragée.
Le vent a poussé mon radeau vers de vierges contrées. Tel Robinson, j'appends jour après jour à vivre plus que survivre. Je me retrouve pour fertiliser cette terre à l'abandon qu'était devenue mon âme. Des graines ont germé en jeunes pousses d'un espoir encore fragile.
Mais quand vient la nuit, il est des cadavres sortant des entrailles de la terre pour tenter de détruire mes champs d'illusions et d'espérances.

07/01/2006

07/01/06 - 18:26

Play It Again, Sam !

Pour l'émotion lue dans les yeux d'Ingrid Bergman...
Pour cette passion...
Pour l'illusion...
Pout un si doux souvenir...



For you....

You must remember this
A kiss is just a kiss, a sigh is just a sigh.
The fundamental things apply
As time goes by.

07/01/06 - 15:28

Se Nos Rompio La Moral...

La chair et le péché, tel un fouet, cinglent le monde au rythme d'un flamenco sensuel et agressif. Les cuisses s'ouvrent pour une invitation au voyage, à la découverte. La chaleur, écho d'un sang bouillonnant, exige la nudité.
Peu à peu le regard se promène, hagard au hasard des instincts lascifs, des rêves aqueux d'un corps, volcans en fusion.



Des lambeaux de vêtements sculptent les amants, leurs mains, d'un geste fugace, découvrent les sens et les font vibrer à force de passion.
Le soleil sanguin, d'une gamme chromatique, illumine les peaux jusqu'à les teindre d'un écarlate feu.
Sous une coupole éphémère, dans la frénésie d'une bacchanale, les corps autrefois livides et transparents, s'affrontent en une lutte vorace de plaisir assassinant la morale, de toute la violence de leur étreinte. Refusant de céder à la pression, à l'oppression, ils s'envolent de passion, vers une intense damnation.

07/01/06 - 01:27

La Reine Abandonnée

Assise sur son trône, la reine somnole. Elle n'est plus que l'ombre d'elle même, comme un fantôme échappé d'un passé glorieux et brillant. Les temps ont changé et ses sujets lui ont tourné le dos, préférant à son faste, le bruit d'un politicien populiste et véreux.



Les lumières se sont éteintes, la musique ne résonne plus, le monde n'est plus qu'un triste univers cybernétique où la magie s'est effacée pour laisser le virtuel emprisonner chacun dans l'indifférence la plus sombre.
Se raccrochant à son passé comme à un dernier soupir de vie en elle, c'est toujours avec une fierté teintée d'émotion qu'elle revoit le Grand Chambellan Anders Igor de Pyram déposer la couronne sur sa tête. Rayonnante comme une miss lors d'un vulgaire concours de beauté, elle voulait aimer le monde entier et lui offrir paix, bonheur et amour.
L'amour, elle l'a connu, non pas auprès de son époux le Prince Albert, bien trop occupé à se faire tirer sur son bobsleigh doré, mais surtout auprès du Professeur Mayhem qui faisait renaître en elle toute la sensibilité de la femme qu'elle était.
Leur idylle aurait pu rester secrète si une des enquêtes de l'inspecteur Tergal n'avait eu à ébranler la quiétude de leur passion.
Elle ne sut jamais si il y avait de la haine ou de la passion entre les deux hommes, mais dès lors, ils n'eurent cesse de se mesurer dans des duels sans pitié.
Elle aurait tant voulu partir à leur recherche et les implorer de cesser ce combat inutile, mais ses pauvres jambes fatiguées ne pouvaient plus la porter.
Elle reste là, la perruque poudrée posée sur son crâne dégarni, somnolant, un filet de bave courant de ses lèvres à son menton.
Elle reste là, anonyme et abandonnée parmi tous les vieillards de cet hospice pour tout Pastrana dérisoire d'une Princesse d'Eboli, assise du matin au soir sur ce trône, cachant tel un petit couteau d'agonie, la honte de son incontinence...

06/01/2006

06/01/06 - 11:32

Les Enquêtes De L'Inspecteur Tergal (4)

Lorsque Cilixia de Vasconcelos pénétra dans le bureau de Tergal, celui-ci eut bien du mal à reconnaître en elle, le moindre air de famille avec sa défunte tante.
"Ne soyez pas surpris, Inspector, être celle que vous voyez aujourd'hui m'a énormément coûté, mais c'était pour moi le seul moyen de retirer les restes de bouse de vache collés à mes escarpins !, lui dit-elle, dans un éclat de rire.
- J'ai utilisé l'argent de ma dot, reprit-elle, et 4 jours après le mariage, je me suis envolée vers le Brésil... Epilation, permanente, chirurgie esthétique, seins, fesses, pommettes, dentition, nez, plus une touche de blond sur mes cheveux... Et hop, une fois mon divorce obtenu, je me suis mariée à un riche homme d'affaires brésilien !
- Depuis combien de temps, vous n'aviez pas vu votre tante ?
- La dernière fois, il y a 4 ans, nous étions venus pour assister aux défilés de la mode printemps - été de Lacroix et de Dior... Nous voulions l'inviter au restaurant, mais elle vivait recluse depuis la mort de son mari, Jésus Manuel da Sortilagio Vieira."
Heureusement que Tergal était assis, car il resta sur le cul suite à la description de Mamuela Rosa par sa nièce.
Ayant eu un seul homme dans sa vie, elle se rendit compte très vite que son époux ne lui apporterait jamais aucun plaisir, et encore moins d'enfant.
En fait son sexe était si petit, qu'il ne pouvait même pas rester en elle plus de 1 minutes et encore grâce à maints efforts de sa part pour le coincer entre ses lèvres vaginales.
Elle tenta même de lui faire une prothèse en morue séchée, mais l'odeur était si intense, qu'elle ne pouvait se retenir de la dévorer. Du coup, elle réalisa que Dieu ne voulait pas qu'elle commette le péché de chair et ne connut plus jamais les joies de la pénétration, si ce n'est qu'en se délectant d'un peu de morue séchée...
A la mort de son mari, elle s'enferma dans sa loge, d'où elle ne sortait que pour nettoyer les escaliers et sortir les poubelles.
Sa pilosité fournie provoquait les moqueries des habitants de l'immeuble. Certains soirs lorsqu'ils passaient devant sa loge, ils entendaient comme des râles de plaisirs... Ils étaient surpris de ces gémissements, chez une femme aussi veuve que pieuse.
Cilixia, lors de sa dernière visite fut surprise de la forte odeur de morue séchée chez sa tante... Cherchant à comprendre pourquoi l'odeur était si forte, elle se mit à fouiller la loge, en entrant dans la chambre, l'odeur en était de plus en plus insupportable... Elle vit le crucifix que sa tante avait ramené d'un pèlerinage à Fatima, posé sur le lit.
Elle n'osait croire que...



"Je n'ai eu qu'un homme dans ma vie, mon aimé Jesus, et jamais je ne lui serai infidèle... "
Apercevant quelques restes de morue séché sur la tête du Christ, elle s'empressa de se le fourrer dans sa bouche, avec la même gourmandise que celle qu'éprouvait Linda Lovelace dans "Gorge Profonde"...
Lorsque Tergal avait été appelé sur les lieux du crime, il avait été surpris par la bouche grande ouverte de la morte, et de la profondeur de sa gorge...

04/01/2006

04/01/06 - 13:22

Veneno

Pour adoucir ta salive, ton sang et les perles de sueur sur ta peau, j'utiliserai le venin le plus violent. Et lentement, je te regarderai mourir dans le lit de mes mains autrefois pures d'eau et de lait.
Les mots que tu aimais tant parcourront ton corps comme l'arsenic dans tes veines.



Je mettrai un terme à ta vie et tu sentiras comme une ivre folie dénuder tes rêves.
Tu te renverseras de convulsions jusqu'à la paralysie.
Aux portes des abîmes, tu dénoueras un à un les liens de ton âme pour te retrouver...

03/01/2006

03/01/06 - 14:47

Les Enquêtes De L'Inspecteur Tergal (3)

Il avait à peine dormi 3 heures, mais il savait qu'il devait se lever pour retourner au bureau, pour un rendez-vous important en tout début d'après-midi.
En se rasant, il observa son visage fatigué, les valoches qu'ils se traînaient sous les yeux. Il avait besoin de faire un break, de se tirer n'importe où, juste trouver un petit coin calme, loin de tout ce bordel, de cette violence, de ce sang...
Parfois, il lui arrivait de se demander ce qu'il foutait là ! Pourquoi avoir choisi ce boulot de con... Il avait peu à peu perdu toutes ses illusions, ses rêves de gosse... Il avait tant eu envie de quitter cette ville de province sordide où il avait passé les 18 premières années de sa vie, quitter cette famille ultra catho, bourrée de principes chez qui la tendresse ne figurait ni dans leur vocabulaire, ni même dans leur bible... Son père souhaitait tellement qu'il fasse des études de droit, pour reprendre le flambeau d'avocats transmis de père en fils, qu'il avait du abandonner l'espoir de devenir planteur de café dans l'altiplano andin...



Quand il annonça son souhait de postuler dans la police, ses parents furent si contrariés qu'ils restèrent plusieurs semaines sans lui adresser la parole. Quelque part, il y gagna l'opportunité de leur annoncer qu'ils pouvaient se foutre l'église au cul, car lui n'y remettrait plus les pieds.
Ainsi, il trouva enfin l'occasion de se débarrasser de cette famille si grise et de monter à la capitale...

 


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Quiero tu tierra tranquila! Quiero tu cielo aquietado!
Quiero tus campos fecundos y tus desiertos colmados
Dame tu piedra escondida para entregarte mi mano.
Dame tus ríos profundos para ser tuyo y ser manso.

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